‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 190 sur 334 · Julie von Bondelie, 4 janvier · texte numérisé non relu

Julie von Bondelie, 4 janvier

2. Mably (Gabriel fioifhot de) (1709-1785). Protégé par le cardinal de Tencin, il se destina d'abord à la diplomatie et joua un rôle assez imper* tant. Mais, en 1746, il se brouilla avec son protecteur et il se consacra entièrement aux lettres.

Irate qui veut brûler le temple d'Éphèse? est-ce un Gracchus*...? »

Et Tabbé adressait au philosophe ces paroles pleines de vérité et de justesse :

« Je vous ai plaint dans vos malheurs comme j*ai plaint Socrate, mais permettez-moi de vous le dire, pour se venger de ses juges, Socrate ne tenta pas d*exciter une sédition à Athènes*. »

Si Jean-Jacques reçut des lettres de blâme, les approbations ne lui manquèrent pas non plus. La discussion sur les miracles qui scandalisa tout Genève fit la joie de Mi lord Maréchal.

« Je ne crois pas qu'on puisse répondre à votre livre, lui disait-il, mais ils enrageront bien; ôter les miracles, c'est ôter les pompons et le rouge à une jolie femme. J'ai connu des gens qui faisaient difficulté de croire des choses naturelles, mais pour les surnaturelles, ils les recevaient sans douter. Les miracles les amusent comme les joueurs de gobelets divertissent le peuple'. »

Quant à Moultou, qui s'était réconcilié avec Jean- Jacques, son enthousiasme grandissait à chaque nouvelle production.

(( J'ai lu votre livre, ce sont les gémissements d'un héros, ils ont brisé mon âme. C'est à l'Europe à prononcer à présent; si elle vous absout, que répondront-ils? Homme

i. il janTier 1765.

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