‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 195 sur 334 · Inédite. Bibl. iiat. Mss. F. fr · texte numérisé non relu

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3iC YOLTAIHE ET J.-J. ROUSSEAU

à peine ce nom. Cela fait, de Ferney un spectacle assez agréable. Ce qui le rend plus piquant, c'est de comparer la différente façon de penser des hommes, et les motifs qui les font agir; souvent ces motifs ne font pas honneur à riiumanilé. Le peuple veut une démocratie décidée ; le parti qui 8*y oppose n*est point uni, parce que Tenvie est le vice dominant de cette petite ruche, où Ton distille du fiel au lieu de miel. Cette querelle n*est pas prête à finir, la démocratie ne {)Ouvant subsister, quand les fortunes sont trop inégales. Ainsi, je prédis que la ruche bourdonnera jusqu'à ce qu'on vienne manger le miel*. »

Du reste, Voltaire est plein de sagesse, ces troubles iic le regardent pas, il ne s'en mêlera en aucune façon, il ne bougera de Ferney qu'une fois que la paix sera rétablie. « Quand les abeilles se battent dans une ruche, il ne faut pas en approcher. Tout s'arrangera, et ce malheureux Rousseau restera l'exécration des bons citoyens*. »

JeanJacques, de sa retraite de Motiers, dirigeait fous les mouvements de la bourgeoisie. Par des émissaires et des lettres particulières, il entretenait le courage et le zèle de ses partisans. « Ces fanatiques, écrivait Montpé- .roux, ne veulent pas voir qu'ils servent sa vengeance en croyant travailler pour le maintien de la liberté^. »

Le premier dimanche de l'année 1763, eut lieu l'élection des magistrats. Tous les efforts des partisans de Rousseau fendirent à faire échouer le scrutin. Ils ne réussirent pas cependant dans leur dessein; les

t. 25 janvier 1705.

ti. A DamilaviUe, 15 janvier 1705.

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