avril 1765. (FriU Bcrthoud
former scrupuleusement à son devoir. Si M. Rousseau s'était dispensé d'écrire les Lettres de la montagney il se serait évité à lui et à bien d'aulres des embarras et des inquiétudes\ »
Les partisans de Jean-Jacques ne se contentèrent pas de reprocher à MontmoUin sa conduite; en avril 1765 parut une lettre des plus vives contre le pasteur et le clergé de Neufchâtel. Cet le lettre, dite de Goa', envenima beaucoup la situation. Le ministre de Motiers, irrité et offensé de la conduite « équivoque et sophistique » de Jean-Jacques, se départit de la réserve qu'il avait observée jusqu'alors :
(( Je n*ai pas honte de dire, écrivait-il à Sarazin, que j'ai été la dupe de mon bon cœur, de ma tolérance et de ma charité chrétienne.... Les partisans de M. Rousseau nous accusent d'être les instruments de la vengeance de Genève et de M. de Voltaire, mais je ne crains pas d*affirmer qu'aucun ministre ait la moindre relation avec celui-ci; quand la passion fait défendre une mauvaise cause, il n*y a aucun prétexte que l'on n'avance'. »
MontmoUin crut devoir répondre à la lettre de Goa et il publia dix lettres où l'auteur anonyme était traité de calomniateur et de menteur.
A partir de cette époque, le clergé de Neufchâtel, cela n'est pas douteux, fit tous ses efforts pour se débarras-