I. î) avril
478 VOLTAIHE ET J.-J. ROUSSEAU
chez un ami înlimc de David, et que ce jeune homme passant quelques temps à Londres il était tout naturel qu'il logeât dans la maison de Hume plutôt que de rester abandonné et isolé*.
Et comme le fils de Tronchin j)arlait pour Berlin, mylord Maréchal insiste avec bonté pour faire comprendre à Rousseau comment, sans trahison aucune, luimême va se trouver obligé à certaines complaisances. « J'ai reçu une lettre de Genève d'une dame bien respectée de mes amies, milady Slanhope; elle croil devoir la vie au docteur Tronchin, et me recommande le fils, qu'elle regarde, dit-elle, comme le sien; me voilà dans la nécessité de faire des politesses au fils du jongleur. David Hume, je crois, a été dans le môme cas*. »
Venant à Tarlicle des lettres, il lui dit très sagement : « Il ne me paraît pas croyable qu'il ait ouvert vos lettres, il n'est naturellement pas tracassier"... » et il lui explique que souvent les lettres sont ouvertes à la poste.
(( Je suis dans le plus grand étonnement de ce que vous médites de David, ajoute-t-il.... Vous avez essuyé tant do persécutions de ces animaux à deux pieds et sans plumes, et qui ne sont pas si fidèles que les barbets ou les
1. 20 avril 1706. Cotte eicplication élait erronée. Ilumo ne connaissait pas Tronchin, ne sciait jamais trouvé en relations avec lui, et si le fils du docteur logeait dans la même maison que lui, c'était le fail d'un pur hasard.