‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 8 sur 334 · ConfeuiotiB, Partie H, lÎTre Vfl · texte numérisé non relu

ConfeuiotiB, Partie H, lÎTre Vfl

inconnu y et Thumble secrétaire de Mme Dupin ne passa pas longtemps inaperçu ; la profondeur et l'étendue de ses vues, le charme de sa parole, l'éclat de son style, fii'ent vite impression dans les cercles littéraires, et il compta bientôt pour amis Grimm, Diderot, d'Alembert, Raynal, dllolbach, Duclos, Condillac, Saint-Lamberl, Marmontel, etc.

Mme d'Épinay qui le vit à la Chevrette écrivait de lui :

« Il est complimenteur sans êlre poli, ou au moins sans en avoir Tair. Il parait ignorer les usages du monde, mais il est aisé de voir qu*il a infmiment d*cspril. U a le teint brun, • et des yeux pleins de feu animent sa physionomie. Lorsqu'il a parlé et qu'on le regarde, il paraît joli ; mais lorsqu'on se le rappelle, c'est toujours en laid. On dit qu'il est d*une mauvaise santé.... C'est apparemment ce qui lui donne de temps en temps l'air farouche ^ »

Il était surtout d'une grande timidité, dont il enrageait, et qu'il cherchait à dissimuler sous une apparente brusquerie. Il détonnait, il est vrai, au milieu de la politesse affectée de ses contemporains, mais son succès n'en était pas moins vif, bien au contraire.

U possédait depuis longtemps le goût de l'étude et des choses de l'esprit ; c'est Voltaire qui le lui avait inspiré et qui même lui avait servi de modèle à l'époque où, installé chez Mme de Warens, il acquérait péniblement l'instruction et l'éducation premières qui lui man-

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