‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 80 sur 334 · Voir h l'appcndico · texte numérisé non relu

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*2. Im'ttitr. Moiilmoroncv, 13 décembre 1761. Bib. Nal. Nss. f. fr. n. a.

r(. Dt^coinbro 1701. M. Streckciscn-Moultou a placé cette lettre en lé-

En même temps» il lui démontrait par les exemples les plus probants combien ses suppositions étaient fausses.

Jean-Jacques parut convaincu par les affirmations de ses amis; ses craintes disparurent et quand il reçut de Duchesne des plaintes améres sur les indignités dont il le supposait capable^ il lui répondit :

a Vos reproches, Monsieur, ne sont pas injustes ; j*en mérite de beaucoup plus durs ; mes torts envers vous sont grands, et je n'en ai pas envers vous seul. Ne me haïssez pas cependant pour cela, je vous supplie; je vous promets que vous serez bien vengée »

Personne du reste ne se juge plus sévèrement que lui. Comprenant qu'il doit une réparation à Guérin et à Duchesne si gratuitement accusés, il fait franchement Taveu de ses torts à tous ceux qu'il a pris pour confidents de ses soupçons.

n écrit à Moultou :

a II y a six semaines que je ne fais que des iniquités et n'imagine que des calomnies contre deux honnêtes libraires, dont Tun n*a de tort que quelques retards involontaires, et Tautre un zèle plein de générosité et de désintéressement, que j'ai payé, pour toute reconnaissance, d'une accusation de fourberie. Je ne sais quel aveuglement, quelle sombre humeur inspirée dans la solitude par un mal affreux, m'a fait inventer, pour en noircir ma vie et l'honneur d'autrui, ce tissu d'horreurs, dont le soupçon, changé dans mon esprit

Trier 1762. C'est une erreur. Elle a été écrite entre le 15 et le 20 décembre 1761.

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