INTRODUCTION. X XIII
fait que toul achat est vente et toute vente est achat. Et je ne vois nul moyen de vous satisfaire, à moins que vous ne consentiez à vendre à l'étranger des marchandises ou des productions qu'il ne payera point ; auquel cas vous aurez en effet plus vendu qu'acheté, si tant est que cela puisse s'appeler vendre. .Mais je doute qu'un tel commerce soit avantageux. »
Ailleurs il ajoute :
« M. H. — Ce n'est pas là ce que je veux dire : j'entends que l'étranger payera en argent le surplus des ventes que nous lui aurons faites et qui surpasseront la somme de nos achats.
« M. N. — Vous vous êtes mal expliqué. Au lieu de me dire que vous vouliez que nos ventes surpassassent nos achats, ce qui est physiquement impossible, il fallait me dire tout simplement que vous vouliez acheter de l'argent avec vos productions. .Mais je ne vois point encore où est le grand proGt qui vous frappe, car il nie semble que, dans ce marché, l'étranger ue vous donnera pas une sommé d'argent plus forte que la valeur des productions que vous lui vendrez.
«Vous ne me direz pas sans doute que l'argent des étrangers vaut mieux que vos marchandises, car s'il en était ainsi, ils ne vous le donneraient pas en échange : puisque cet échange se fait librement des deux côtés, c'est une preuve que les deux valeurs sont réciproquement et parfaitement égales.