‹ Quesnay et la PhysiocratieChapitre 31 sur 88 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

pouvait-il dire; j'ai des besoins, il faut que je leur doDne satisfaction sous peine de dépérissement ou de mort.

Herbert Spencer a remarqué que, dans les diverses spéculations philosophiques faites sur l'origine et le développement des sociétés humaines, les notions qui y sont relatives, on n'avait pas fait assez attention aux actes de propriété : un organisme ne se développe que par une série d'acquisitions : la respiration est une acquisition ; la nutrition est une acquisition ; toute notion est un acte d'acquisition, et on peut dire que le développement de tout organisme est en raison de sa capacité d'acquisition et de la conscience qu'il en a. Mais qu'est-ce que cette couscience? elle a un nom : c'est le sentiment de la propriété; et ce sentiment d'ua individu qu'une chose acquise par lui ne peut lui être enlevée, s'appelle le droit de propriété. Ce droit de propriété, il l'éprouve tout d'abord à l'égard de sa propre personne, car toute atteinte qui lui est portée se traduit chez lui par une douleur et une diminution de son être. Résister est sou obligation la plus stricte, autrement il périt, et alors, dégageant le mot nature de tout sens métaphysique, si on exprime tout simplement par ce mot l'ensemble des conditions nécessaires à l'existence de l'univers, ce ne peut paraître à personne une locution en l'air que d'appeler droit naturel la propriété personnelle de chaque individu sur lui-même.

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