INTRODUCTION. XXXVII
Elle est la constatation d'un fait nécessaire à la conservation et au développement de l'individu. Ce fait existe pour la plante, pour le polypier, pour le mollusque, pour tout organisme.
— Leur reconnaissez-vous donc le droit naturel? me demandera-t-on.
Ce n'est pas à moi, observateur, à reconnaîtra le droit de la plaute ou de l'animal ou même du Fuégien; le droit, c'est la conscience de ce fait nécessaire, et l'homme a été si lent avant de l'acquérir qu'il nous faut arriver à Quesnay pour le dégager, et qu'aujourd'hui, plus d'un siècle après sa constatation, il est nié par les uus, méconnu par les autres et ignoré par la presque totalité des êtres humains.
Le droit naturel, d'après Quesnay. — Quesnay dit qu' « on peut définir vaguement le droit naturel, le droit que l'homme a aux choses propres à sa jouissance ». 11 est certain que cette définition n'est pas complète, niais Quesnay est le premier à le reconnaître et dans huit paragraphes il énumère les vérités relatives, soit comme négations, soit comme affirmations, au droit naturel. Les socialistes pouvaient s'emparer de la définition ci-dessus, que Quesnay donne du droit naturel, mais il a bien soin de réfuter « cette idée abstraite du droit de tous à tout ». Le droit à tout est semblable au droit de chaque