‹ Quesnay et la PhysiocratieChapitre 63 sur 88 · LXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXIV INTRODUCTION

l'Europe. Quesnay trouvait que Le Mercier de la Rivière était uu homme de génie ; et celuici prenait le Despotisme de la Chine pour ase de son Ordre naturel et essentiel des ociétés politiques. Le marquis de Mirabeau proclamait que « le Tableau économique était la troisième grande inventiou de l'esprit humain après l'écriture et la monnaie », et il déclarait que Quesnay était plus sage, plus généreux, plus laborieux que Socrate. Dans ce pays de despotisme, avec des journaux soumis aux privilèges, à la censure, ils firent une œuvre de propagande passionnée qui eut un retentissement analogue à celui que produisait l'œuvre des philosophes, dans toute l'Europe. Charles-Frédérick de Bade, écrivit un Abrégé d'économie politique pour ses enfants (1761); en 1767, il abolissait la torture; en 1783, le servage. Le margrave essaya d'appliquer le système de l'impôt unique sur le revenu net dans le village de Dietlingen en 1770, et à Bahlingen et Theningeu en 177"2. C'était un pays de petite culture, où n'apparaissait pas le revenu net selon la formule de Quesnay. Le marquis de Mirabeau reprocha au margrave d'avoir fait la réforme avant d'avoir instruit le peuple. La suppression des droits sur les boissons attira des gens de toutes sortes et l'impôt produisit une baisse sur la propriété foncière. Charles-Frédérick maintint l'impôt établi à Bahlingen et Theningen jusqu'en 1776, et, à Dietlingen, jusqu'en 1802.

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