‹ Quesnay et la PhysiocratieChapitre 9 sur 88 · INTRODUCTION. X.V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. X.V

de sages économes, c'est-à-dire suivant le besoin général de leur État. »

De là, ces conséquences : droit de lever des impôts, selon le caprice royal, jusqu'à la confiscation ; expropriation sous prétexte de travaux, mais sans fixation d'indemnité, autre que le bon plaisir, et sans payement préalable ; et on sait que le roi n'avait qu'un respect médiocre pour les engagements et les contrats passés en son nom.

C'était cette théorie également qui dominait laj monarchie anglaise, que soutenait Hobbes et] contre laquelle protesta Hampden. La Révolu-' tion de 1(588 fut une défense de la propriétécontre les envahissement du pouvoir royal et se fit aux cris de « Libe> ty and property ». C'est pourquoi Hobbes, daus sa théorie absolutiste-, repousse la propriété romoie un droit séditieux, tandis que Locke affirme que « ce droit est un droit naturel, antérieur à tout établissement politique, que chacun peut défendre ». 11 lui donne pourfondement le travail qui, en réalité, n'est à sesyeux que l'effort de l'occupation, si faible qu'il soit. Mais, après avoir établi ainsi le droit de propriété, il fait une restriction qui détruit le principe posé.

« Si l'on passe les bornes de la modération et que l'on prenne plus de choses qu'on n'en a besoin, on prend sans doute ce qui appartient aux. autres (1). »

(1) Locke, Du gouvernement civil, chap. u.

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