‹ Question de l'alcoolChapitre 101 sur 121 · Voir supra, p · texte numérisé non relu

Voir supra, p

.le défie ses partisans de répondre à la question suivante : L'alcool synthétique étant d'un prix inférieur à l'alcool de betteraves, le prohiberez-vous? ou l'acheterez-vous en concurrence avec l'alcool de betterave ? Dans quelle proportion ?

Le système adopté par les Commissions réunies se résume ainsi :

Acheter cher et vendre à bas prix fixe.

C'est le renversement de toute industrie et de tout commerce régulier.

Le prix de revientde l'alcool provenant des betteraves primées ne cessera d'augmenter : le prix de revient réel de la production de l'alcool synthétique baissera : voilà le dilemme.

Le monopole vendra à perte son alcool à l'industrie. Son déficit sera indéfini, car il n'est pas limité par un contingent, et qui doit y pourvoir?

Le buveur d'alcool, et le buveur d'alcool d'industrie, non le buveur de cognac ou d'armagnac, par conséquent, le buveur qui aura le moins de ressources; mais les promoteurs de tous ces projets ont déclaré qu'en chargeant l'alcool de droits de 600 francs l'hectolitre, ils espéraient en restreindre la consommation.

Or, c'est sur les bénéfices que donnera la consommation humainede l'alcool d'industrie vendu 150 francs l'hectolitre que tout l'édifice du monopole est établi. Ou ses auteurs croient qu'il fera triomphera l'antialcoolisme », et alors l'édifice s'écroule. Ou ils croient qu'il ne diminuera pas la consommation, et ils proclament l'hypocrisie de leur argumentation.

Page 1