Liberty, p. 21, 1917 (Lcmdon Eveleiyh Nash C
Les prohibitionnistes diront-ils que les généraux et les officiers qui distribuent du rhum à leurs troupes ne veulent pas de la victoire? Une goutte ou deux de rhum au soldat qui a été mouillé et gelé toute la nuit et qui est appelé à combattre dans la journée, ne constituent pas un abus de liqueurs fermentées. C'est un remède efficace résultant de l'expérience; et l'homme qui veut l'interdire n'est ni un ascète, ni un puritain : c'est un fou...
Le major général S. S. Long indique comment on combat l'ivrognerie dans l'armée britannique :
Le soldat est engagé à rester dans des casernes bien construites, fournies de bains, de cuisines, de salles à manger, d'institut régimentaire, bien éclairées, où il peut prendre confortablement sa pinte de bière, soit en fumant, en bavardant avec ses camarades, soit avec son modeste souper avant d'aller se coucher ou de se retirer dans la salle de récréation où il peut lire et écrire à l'aise.
Un prohibitionniste, le Dr Saleeby, reconnaît qu'il faut bien donner quelques hydrates de carbone aux soldats : mais au lieu « d'eau de feu », il demande qu'on leur offre des « bâtons de sucre » ou quelque chose d'analogue. J'ai mentionné les expériences de ce genre faites par le général André * .
A leur attaque contre l'armée, les prohibitionnistes ont joint des attaques contre la population civile. Ils ont affirmé que la guerre avait augmenté l'ivrognerie dans la Grande-Bretagne.
— C'est faux, dit sir James Crichton-Browne 2, Lord Chancellor's visitor in lunacy depuis 1875 (visiteur des établissements d'aliénés) .
M. E.-J. Mathew, de la National societ y for the prévention ofCruelty lo chiidren (société de protection des en-