Armand Gautier, up. cit., p
On peut admettre qu'un ouvrier travaillant modérément, fournit un travail de 80.000 à 100.000 kilogrammètres. Si on considère 1.400 calories comme brûlées par 1 homme au repos, 100.000 kilogrammètres de travail exig-ent2.364 calories soit un total de 3.764 calories.
Les rations suivantes, correspondant un à travail fatigant mais non excessif, ont été données par divers expérimentateurs.
Calories.
A. Gautier. Ouvriers français à la pompe faisant
un travail de 260.450 kilog .... 4.248 ht Ouvriers agricoles du sud de la
France 4.560
DeGasparin. Laboureurs du département du Nord. 5.874
Liebig. Ouvrier bûcheron allemand 4.664
Les rations suivantes correspondent à un travail très rude et dans un climat froid :
Soukekow. Ouvriers scieurs de bois d'Astrakan,
ïoutovsky. Mineurs de Tomsk
Ohlmùlle. Agriculteur autrichien
Atwater. Charretiers carriers de Boston. . . .
Ici Equipe de football américain . . . .
Calories.
Je ne cite que quelques rations : le tableau complet donne une moyenne de 5.290 calories.
M. A. Gautier calcule que sur 3.884 calories, 3.738 sont utilisées et que sur les 5.290 calories il y en a 5.000.
Les questions de race n'interviennent pas dans ces besoins : à Chicago, des familles canadiennes, bohémiennes, italiennes, russes, des chinois en Californie,
des nègres dans l'Alabama, consomment à peu près la même ration.
On a essayé par une méthode empirique de se rendre compte de la consommation des divers aliments pour un groupe de populatoin.
M. A. Gautier a pris la moyenne de la population de Paris pendant deux périodes décennales 1880-1889 et 1890-1899 et la moyenne du chiffre de la consommation tel qu'il résulte des renseignements fournis par l'octroi et le service des halles et marchés1.
Pour la seconde période, il -a obtenu les résultats suivants : consommation par jour et par tête.
Albuminoides 102 grammes ; graisse 56&r,54 ; hydrates de carbone 400^r,40 qu'il multiplie respectivement par 3,68, 8,65 et 3,88. 11 obtient ainsi 2.460 calories nettes.
Dans la ration parisienne, les vins, bières, cidres comptent pour 69 grammes d'hydrates de carbone, les eaux-de-vie pour 17,2. soit 86,3 qui multipliés par 4,1 comptent pour 353.3 calories ou pour 14,38 p. 100.
Ce chiffre de 2.400, très faible, ne représente que la ration d'entretien, mais cette ration englobe les femmes, les vieillards, les enfants et les adultes hommes.
Sur la demande du gouvernement britannique, la Royal society a constitué au mois de juillet 1916 un comité chargé d'examiner The Food supply of the United Kingdom, soit la question de l'approvisionnement du Royaume-Uni.
Le Comité a établi, d'après les statistiques du Board