V. Bulletin du ministère des finances, novembre 1916, p
60 LA QUESTION DE l'âLCOOL
En 1916, la consommation de l'alcool est tombée à 750.000 hectolitres, alors que la moyenne de 1840 à 1850 était de 891.500 hectolitres.
Je prends le chiffre de la dernière année normale 1913 : la consommation est de 3^96, supérieure seulement de 0,7 centilitres à ce qu'elle était en 1879 ; inférieure de 0,04 centilitres à ce qu'elle était en 1889 et de 0,63 centilitres à ce qu'elle était en 1899.
Enfin, pendant les trois années de guerre, 1914, 1915, 1916, les chiffres, sont très inférieurs à ce qu'ils étaient en 1912 et en 1913.
La consommation des villes est plus considérable que celle des campagnes. Voici les deux telles qu'elles ont été établies par le ministère des Finances.
Il y a eu augmentation pour la période de 1885 à 1895, il y a eu diminution de 1895 à 1905 et de 1905 à 1915, tandis que la recrudescence de la campagne antialcoolique ferait croire que la consommation n'a cessé d'augmenter.
En 1895 la consommation par tète était de 4^28 au lieu de 3.86 en 1885; il y avait donc eu augmentation en 1895. Mais en 1905, la consommation avait baissé a 3.57 et en 1915, elle n'était plus que de 3,04.
Pour 1915, il faut tenir compte de certains éléments perturbateurs : beaucoup d'hommes sont au front, donc il faut les déduire, mais d'un autre côté, beaucoup d'hommes qui seraient a la campagne sont mobilisés ou en garnison dans des agglomérations au lieu d'être à la campagne. Par conséquent, ils peuvent y relever le niveau de la consommation ordinaire.
Mais il y a des gens qui ne boivent pas d'alcool ; la majorité des femmes, même sous forme de liqueurs,