‹ Question de l'alcoolChapitre 33 sur 121 · CHAPITRE IV POST HOC ERGO PROPTER HOC · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV POST HOC ERGO PROPTER HOC

Voici un exemple donné par M. G. Schelle des singuliers raisonnements auxquels aboutissent les idées préconçues1.

Le 3 octobre 1871, dans un avis sur les dangers des boissons alcooliques, avis adopté à l'unanimité par l'Académie de médecine, une commission composée de MM. Béclard, Chauffard, Gosselin, Verneuil et Bergeron, ce dernier rapporteur, l'Académie de médecine déclara :

« 11 est même juste de reconnaître que s'il (l'usage des boissons fermentées) n'est pas indispensable à la santé, il n'est pas non plus sans utilité. »

-Mais, en même temps, — ce qui montre à quelles conséquences peuvent conduire les opinions préconçues — il fut dit dans cet avis, par allusion aux événements cruels que la France venait de traverser :

« C'est à ce pernicieux usage (celui des boissons alcooliques) avant les repas et à ses progrès si rapides depuis vingt ans, qu'il faut attribuer en partie l'affaissement physique et moral dont le pays ressent encore si cruellement les tristes effets. »

Or, à cette époque, les statisticiens estimaient que

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