‹ Question de l'alcoolChapitre 37 sur 121 · Westminster Bevieic, avril · texte numérisé non relu

Westminster Bevieic, avril

ils témoignent leur satisfaction. Quand ils demandent la prohibition ils la considèrent comme une fin en elle-même et une preuve de progrès ; des réformateurs plus modérés envisagent de la même manière la réduction des débits. Des faits de ce genre peuvent être enregistrés avec précision, mais ils ne signifient rien. La question n'est pas celle de la loi ou du nombre des débits, mais celle des habitudes de la population, et ce que nous avons besoin de connaître, c'est l'effet produit sur elle par la législation, la persuasion morale et les autres influences du mouvement de la tempérance. Cette question n'a pas reçu de réponse claire et générale.

Être tempérant, cela vous donne une apparence vertueuse, forcer les autres d'être tempérant est encore mieux.

En 1893 l, Labouchère avait dénoncé Saint James Home for inebriates, tenu par les époux Ziebenberg, à Kennington. Ces personnages naturellement étaient animés des sentiments les plus élevés. Ils voulaient guérir les ivrognes. Les personnes sensibles et généreuses devaient les aider dans leur œuvre; et ils recevaient des dons et des souscriptions. On leur confiait de malheureux ivrognes qu'ils emprisonnaient pour leur bien à eux. Quant au traitement de leurs prisonniers, détenus illégalement, les révélations furent telles que le juge observa que le journaliste, qui démasque la fausse philanthropie, protège « par son action le pauvre, le jeune et l'opprimé ».

Le parti socialiste belge se livre à une action énergique contre l'alcool : il considère que le débitant est un concurrent : il entend que ses affiliés lui réservent les fonds qu'ils pourraient dépenser ailleurs.

Mais il y a d'autres calculs politiques. M. Vander-

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