CHAPITRE VII L ALCOOL D INDUSTRIE ET L ALCOOL NATUREL
Une commission extraparlementaire, présidée par M. Léon Say, siéga en 1887. J'en étais membre. M. Alglave n'osa pas y apporter ses cobayes : aussi après avoirassisté à une ou deux séances, il n'y reparut plus.
La commission était surtout saisie de la question du monopole de la rectification de l'alcool. Après enquête, elle arriva à la conclusion que l'alcool dit industriel n'entrait dans la consommation que parfaitement rectifié, que le monopole de l'État ne pouvait mieux faire et (pie probablement, à en juger par les'allumettes de la régie, il ferait moins bien.
La commission se montra plus sévère que le monopole suisse.: elle considérait que tout alcool dans lequel on constaterait plus de 2 millièmes d'impureté a l'essai Rose devait être exclu de la consommation.
La Régie fédérale avait d'abord offert de l'alcool très pur, mais personne n'en voulait. Elle dut y ajouter du fusel, qui racle la gorge, pour répondre au goût des buveurs.
On constata à la commission, que la véritable garantie de la pureté de l'alcool d'industrie venait du commerce lui-même. Le règlement du marché des alcools sur la place de Paris porte :