a publié sa proposition en un vol. ia-i8 Fasquelle, é
de 18 p. 100 en six ans, soit de 3 p. 100 par an. En 1913, il y en avait 483.000. Le nombre avait augmenté de 129.000, ou de 36 p. 100.. soit de 1,13 p. 100 par an.
Mais il y a des déductions à faire dans cette progression. Quand on étudie les statistiques, il faut toujours examiner par qui et comment elles ont été faites. C'est ici le cas. Jusqu'en 1892 le nombre des débits de boisson était fixé par le service des poids et mesures : à partir de cette date, il a été établi par les contributions indirectes. En 1891, on comptait 409.300 débits de boisson; en 1892, ce chiffre est porté à 417.868.
Après 1901, le recensement comprend les établissements de Paris, au nombre de 30.481, qui jusqu'alors n'étaient pas assujettis à la licence. Le chiffre des débits passe tout d'un coup de 435 .379 à 467.419.
En même temps la consommation de l'alcool diminue :
Par tête d'habit, hectolitres. litres.
A première vue l'augmentation du nombre des débits aurait eu pour résultat de diminuer la consommation de l'alcool : et si je me servais du procédé post hoc ergo propter lioc, comme je piétinerais la thèse de Reinach !
Mais si je prends, l'ensemble de la période 1872-1913, voici les chiffres que je constate :