CHAPITRE X LA PROHIBITION DANS LA NOUVELLE-ZÉLANDE
Dans la Nouvelle-Zélande, il y a un parti prohibitionniste qui contribua à faire donner le droit électoral aux femmes des représentants.
En 1893, les femmes en usèrent pour la première fois. Elles donnèrent de l'espoir aux prohibitionnistes. Mais aux élections de 1896, la déception fut complète : 139.000 contre "98.000.
Sir Robert Stout, chef de l'opposition qui comprenait les prohibitionnistes se plaignit amèrement de la défection des femmes.
La question de la tempérance, dit-il, n'influença le vote des femmes en aucun degré. Elles votèrent comme leurs maris et leurs frères pour des partis politiques.
Tous les trois ans, au moment des élections générales, la question de la prohibition fait l'objet d'un référendum. Le vote ne peut être acquis que s'il réunit 60 p. 100 des votants. En 1912, les partisans de la prohibition réunirent 255.866 voix contre 202.608 soit 54 p. 100. La prohibition ne fut donc pas votée. En 1915, la question ne s'est pas posée. La Nouvelle- Zélande reste donc sous le régime de la local option, des localités ayant le droit d'interdire l'existence des débits de boissons.