IV AVANT-PROPOS
l'agitation que cette défense peut faire naître dans les rangs opposés. Ceux qui nous ont accusé, d'avoir propagé la croyance aux £sprils des tables, par la publication de ce même livre, qui se flattait, avec quelques autres (1), de les avoir démasqués, ceux-là nous accuseront bien autrement de ne pas respecter leur prétendu sommeil; mais quand ils nous auront lu, peut-être comprendront-ils à leur tour, que la discussion ne pouvait rester close sur de telles conclusions.
D'ailleurs, nous avons tout à la fois pour nous, les conseils les plus hauts, et les convictions les plus fortes qüe puisse fournir l'évidence ;
il fallait bien leur obéir.
Nous parlions tout à l’heure de publications importantes ; elles devaient arriver.
Il eût été vraiment paï trop inexplicable, qu'une série de phénomènes, appelée par un homme célèbre, « LE PLUS GRAND ÉVÉ- NEMENT DU SIÈCLE » (2) n’eût laissé de son passage aucune trace, lorsque la plus petite éfoile filante a le droit de vivre à jamais dans les annales de la science. Dans un siècle, où la moindre aigrette électrique, où le plus misérable cas d’hallucination mentale enfantent des volumes, on n’eût jamais compris, que des milliards de phénomènes bouleversants, soit pour la physique , soit pour la psychologie, (car il faut nécessairement opter), aient pu disparaître subitement, après deux années de manifestations continues, sans que personne en Europe se mît seulement en peine d’en chercher la raison.
(1) Notamment ceux de MM. des Mousseaux et de Richemont. Plusieurs des prélats à la voix desquels, ces pratiques ont complétement disparu, n’ont pas craint, comme nos seigneurs les évèques de Marseille, de Rennes et de Besançon, d’encourager les laïques, dont les ouvrages ont pu contribuer à éclairer la question.
(2) Le révérend P. Ventura avait dit à propos de cette invasion spirituelle : « L’un
des plus grands événements du siècle. » Il nous prescrit aujourd’hui l'amendement qu'on vient de lire.
PE melti ten er mt.