PES
une réserve depuis dix-huit cents ans!
Avant d'examiner les conséquences religieuses de cette
| antichrétienne énormité, nous nous trouvons forcé de con- | fesser notre embarras. Plein de respect pour les convictions particulières d’un auteur que nous ne voudrions pas froisser, | bien qu’il déploie contre les nôtres une ardeur sans limites, | nous devons cependant lui déclarer, que cette ardeur nous | place l’un et l’autre, en dehors de toute possibilité de dis- | Cussion.
i Quel est en effet le catholique assez osé , pour répondre à
un adversaire dont voici le début : « Je n'autorise qui que ce soit, à affirmer quoi que ce soit de surnaturel, à partir de la disparition des apôtres. (1) » ?
Lt … Un adversaire, pour lequel tous les récits des Pères ne sont que « des sornettes, » les annales de l’Église, un long tissu «de surnaturel apocryphe » et nos doctrines à M. des Mousseaux et à nous, un cours « de matérialisme éhonté » bien « qu'elles soient tout aussi nettement soutenues par les pères Lacordaire et Ventura... et que nous n'ayons reproduit que la tradition certaine et officielle de notre Église. (2)» M. de Gasparin conviendra lui-même qu'il est bien difficile de s’entendre lorsqu'on se parle de si loin; cependant,
(2) T. Il, 589 et 590 : Si l’on en croit les Annales catholiques de Genève (janvier 1855), M. de Gasparin aurait encore écrit quelque part: « On ne saurait haïr médiocrement l'église romaine. » Aïlleurs encore il l'aurait appelée : « l'œuvre du diable. » On comprend dès lors qu’il ne puisse se décider à admettre les phénomènes actuels, dont cette Église a combattu les analogues pendant 1800 ans. On le comprend ; ces mêmes faits qui seraient pour elle une occasion de triomphe, sont un coup de massue terrible pour des
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