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lemps qui court, On ne Saurait (enir trop bonne note deg aneciloles que l’on accepté, et qui plus tard gênent souvent celles que l’on refuse.
Mais ‘laissons là le père Bouchet, et revénons à n08 savants.
Que ne nous accordaient-ils pas? Tantôt c'était la prévision somnambulique, dont ne veut plus, et pour cause, notre ad: versaire d'aujourd'hui, qui se montre en cela, disons-le en passant, magnétiseur apostat, ou pour le moins très-hérétique (4); tantôt toutes les prédictions de Socrate (2) ; tantôt des apparitions de fantômes accompagnées de ménaces réalisées à l’héure dite (3): tantôt la bonne foi des ursulines de Loudun et la sotte méprise de l'opinion publique sur ce sujet (4); tantôt la réalité dés phénomènes très-prophéliques chez les protestants camisards (5), et celle des phénomènes janséniques chez les convulsionnaires de Saint-Médard : tantôt enfin la terrible constatation chez certains monomaneés,
(4) Voir au chapitre 11 du Livre des Esprits tout ce qui regarde Georget, Rostan, Husson, les trente médecins signataires des expériences de 1826 ët les onze autres médecins signataires du fameux rapport de 1831, qui constatent cette prévision. Voir en outre à la fin la note sur le magnétisme et Cideville.
(2) Voir au ch. rv du même livre la longue discussion avec le docteur Lelut.
(3) Voir à la fin du même chapitre le fait du petit homme gris, garanti par le docteur Leuret.
(4) Voir ch. v l’exposé de cette affaire par les docteurs Calmeil et Bertrand.
(5) Voir, même chapitre, la discussion sur leurs prodiges. Mais voir surtout dans l'ouvrage de M. de Gasparin, t: Il, d’abord la page 47, dans laquelle sa loyale sévérité, nous force presque à rougir de notre pitié tolérante, à l'égard deses malheureux Coreligionnaires; puis les pages 22 et 23, dans lesquellés il accepte les phénomènes; moins celui des prédictions; puis la pagé 35, dans laquelle il affirme n’être pas prouvé, qu'ils en aient fait de fausses ; puis la page 19, dans laquelle il déclare que « tout ce prophétisme a été tout à la fois l'incident, la préparation , le corollaire et la punilion de la prise d'armes: » ce qui ne l'empêche pas enfin, page 27, de faire « figurer à plusieurs égards les Camisards parmi les plus nobles défenseurs de l'Évangile. » A ppréciations assez Contradicloires, qui prouvent, il nous semble, un grand vague d'idées sur le sujet, que l’auteur devrait connaître le plus à fond,
d’une puissance qui les domine et les pousse malgré euæ (A). Par conséquent, dans cette grave et très-importante discussion , notre rôle était des plus commodes ; ce n'était plus nous qui ressuscilions le moyen âge, c'était l'élite de la sCIence ; secrétaire formé par elle, nous complétions seulément la vérité aux sources mêmes qu’elle nous disait les plus sûres, et grâce à ce complément, nous nous trouvions en mesure de proposer une solution nouvelle, en remplacement de toutes celles, que l’on disait insoutenables. Tout cela n'avait donc rien que de fort légitime au point de vue philosophique et scientifique. Maïs ce qui était fort légitime au point de vue philosophique, devait paraître fort criminel au point de vue protestant, ét certes ; il ne doit plus être permis, après avoir lu M. de Gasparin, de ne pas comprendre tout ce que le catholicisme, « cette œuvré du diable » pouvait gagner à cette réhabilitation des démons.
Il paraît surtout que nous avons commis un de ces crimes qui révoltent les préjugés ; non-seulement des sectaires, mais de tous les libres-penseurs, crime auquel il faudra bien cependant qu'ils se fassent, car nous le croyons gracié désormais et pour loujours, par la science médicale: nous voulons parler de la justification des ursulines de Loudun (2).
Et à ce sujet, nous serions bien tenté d’accuser notre adversaire, d’avoir manqué complétement de ce que l’on prise le plus en France , le courage de son Opinion. Comment, en échange et en regard de tous les compliments qu’il adresse aux docteurs Calmeil et Br. de Boismont, n’a-t-il pas senti le besoin de leur adresser quelques-unes de ces vertes paroles qu'ils devaient bien mériter à ses yeux, pour nous avoir fourni des armes et un point de départ si radicalement
(4) Voir Esprits, ch. vr.
(2) Nous avions dû primitivement renvoyer cette digression, avec toutes les autres, à la fin de la brochure. Mais ce sujet occupe trop de place dans l’ouvrage de M. de Gasparin, il y soulève trop de colères, pour que nous ne nous défendions pas au plus grand jour possible.
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erroné? Eh bien! pas du tout; il discute assez longuement el le plus courtoisement du monde avec eux , mais. sans atlaquer aucunement des bases et des aveux, dont il a bien soin de laisser peser toute l’horreur et toute la responsabilité sur nous seul.
Qu’on le sache bien cependant, car il faut le répéter pour ceux qui n'auraient pas lu notre livre, -— le point de vue auquel se place l’élite de la science moderne, au sujet de
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