PREMIÈRE OBJECTION DE M. L’ABBÉ ALMIGNANA
Tirée de l'enseignement catholique sur les possessions.
L’exorcisme par les moyens connus, tels que les noms sacrés de Dieu et de Jésus, par la prière, le signe de la croix, l’eau bénite, etc. devrait rendre les tables immobiles et arrêter la main du medium, en raison de l’axiome aussi vieux que le monde : « Sublatà causà tollitur effectus..….» Or aucun somnambule n'ayant perdu la moindre chose de sa lucidité par l’emploi de ces moyens; prières, eau bénite, etc., dont je m'étais servi pour m'assurer s’il y avait quelque chose de diabolique dans ces phénomènes, comme on avait voulu me le faire croire, j'ai pensé, au contraire, que le démon n'y était pour rien (3).
De même pour les tables ; les mêmes moyens, moins l'exorcisme, ont été employés et rien n’a été obtenu.
Loin de là, nous avons vu plusieurs fois les tables se renverser à notre plus grand étonnement, devant l’image de Jésus crucifié et devant la croix pastorale d’un évêque.
(1) Ch. ru.
(2) Examen des opinions de MM. de Mirville et de Gasparin (chez Dentu).
(3) M. l'abbé À. ne nous reprochera pas, nous en sommes certain , d’avoir détruit l’ordre et l'élégance de son argumentation , pour mieux la réduire sans l’altérer en aucune façon.
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