‹ Question scolaire [microforme]Chapitre 7 sur 9 · RS OUR · texte numérisé non relu

RS OUR

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“Les droits de la minorité prennent leur| Cet acquiescement serait en outre une source duns la constitution, et leur existeu- admission -de. notre .«paut- qu'une question ce est indépendante de l'opinion des élec. de cette importance et qui nous touche de teurs, Et, comme l’a dit avec autant |si près peut être réglée sans notre consend'énergie que de justice et de générorité le | tement, et à l'encontre de nos vœux. chef de l'opposition en cette Chambre (sir! Ce serait admettre que nos droits et nos Mackenzie Bowell) quand bien même le | privilèges peuvent être violés impunément corps électoral tout entier se prononcerait au gré d’une majorité manifestement contre nous, ces suffrages hostiles n’uffec-| hostile, teruient en rien deva”t la justice et le pays! Ce rerait admettre que la constitution nos revendications, Le droit est toujours lelle-même peut être violée et ue ses le droit, et nulle autre autorité que, celle | assaillants n’ont à redouter aucune répresdu parlement impérial ne peut, dans notre | sion de la part des autorités constituées, cas, porter atteinte à celui que noustenons| Ce serait une adhésion à la doctrine de lu constitution, | inconstitutionnelle énoncée par M. Cameron

Il est bon d'observer ici que nos vues dans la législature provinciale, à savoir:

respectives +ur le mérite oule démérite du que ies autorités fédérales ne doivent pas :

système des écoles confessionnelles impor-! intervenir pour la protection des minorités tent peu dans ce débat, La question qui en matière d'éducation, doctrine issue, selon se pose n’est pas de savoir si nous devons, |le procureur général du Munitoba, des par opportunisme, accepter ou repousser ce | négociations mêmes qui ont eu lieu entre système, maïs bien'si la constitution deit+les deux wouvernements à cet ‘égard, et crouler ou être maintenue dans son inté-| qui se trouverait définitivement consacrée grité. * | par le résultat de ces négotiations,

D'autres parts, on nous invite à faire au) Voici ses paroles: , | moins l’essui des lois de 1890 telle qu'up-| >aremment corrigées par le rèslement,! Une question d’une très haute importance est que ] gées ] & . rs mp q Mit } de nit lle principe de l'autonomie provinciale en matière De fait, il semble que cet argument soit | 4 free CE nue ROIS ? RAR | d'éducation à été maintenu... Le principe de l’inà peu près le seul encore invoqué par le | tervention fédérale dans nos affaires provinciales en gouvernement en faveur de cette transac-! matière d'éducation est à tout jamais abandonné ; tion | jamais à l'avenir on n'aura le spectacle d’un parti

ÿ ns | politique quelconque cherchant à imposer à la province Laissez-moi d’abord vous répéter que le | une législation scolaire repoussée par elle,”

règlement n'améliore point notre situation.

Ce n'est en réalité que la réédition, sons] Cette doctrine est fausse, inconstitutionune forme déguisée, des lois de 1890, C’est | nelle, et elle ouvre la porte à des injustices done une œuvre absolument négative que ce de tous genres sans laisser de recours à règlement, en tant qu'il s'agit de la satis- | ceux dont les droits pourraient être lésés, faction à donner à nosrevendications ; c'est! Notre adhésion à ce règlement serait à ce point de vue, une chimère. Or, de encore une admission que la jeunesse pent même qu’on ne peut saisir un fantôme de et doit recevoir son éducation dans des la main, de même nous ne pouvons faire | écoles d’où l'enseignement chrétien serait l'essai d’un mécanisme qui n’est que pure! banni. Ce serait un sacrifice moral que illusion, Autant aurait valu nous demander | nous n'avons pas le droit de faire, de fuire l’essai des lois de 1890 elles-mêmes, | Dans un autre ordre d'idées, notre accepdans leur primitive conception; de cer lois | tation du règlement serait une reculade, qui ont soulevé dès le début toute notre! Nous avons porté notre cause en appel; indignation, et qui ont motivé nos protêts. nous avons réussi à obtenir du Conseil Au surplus accepter de faire l'essai de ce! privé un jugement déclarant notre appel prétendu règlement serait y croire. Y | bien fondé; nous avons réussi à obtenir du croire, serait y adhérer; y adhérer serait Gouverneur général en conseil un arrêté de notre vart une acceptation de tous les! ministériel consacrant nos droits et en prinipes dont il s'inspire, et l’abandon | ordonnant la restauration ; la question en de tous les droits qu'il sacrifie, :est rendue à cette phase où la juridiction En vérité, nous ne saurions acquiescer de ce parlement ne peut plus être mise en à co règlement, ne serait-ce que pour en | doute, Or, tout cela serait annihilé; nous faire l'essai, sans ouvrir la porte aux soup- nous trouverions reportés en arrière gons les mieux fondés à l'endroit de notre | jusqu'à notre point de départ; nous persincérité dans cette lutte. drions le bénéfice de nos luttes et de nos

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