L EGLISE ET LA QUESTION SOCIALS
La fin de l'Eglise est d'assurer le bien spirituel as ses membres ; c'est le but eue lui a assigne son divin fondateur et la sanctification des âmes a été sa constante préoccupation. Mais tout en s'acquillant, avec un zèle admirable, de sa sui naturelle mission, elle n'est restée étrangère à aucune des grandes questions qui s* sont débattues autour d'elle ; surtout lorsque ces quêtions touchaient aux intérêts vitaux de ses enfants ot avaient des rapports avec le dépôt religieux dont lw £arde lui a été confiée. C'était son droit et même so/ Revoir.
1° L'Eglise s'est, de tout temps, préoccupée delà question sociale. — La démonstration a été trop souveot faite pour qu'il soit nécessaire de la recommencer. Qu'il suffise de rappeler rapidement quelques-uns des actes de l'Eglise. Elle établit, dès sa naissance, des diacres pour s'occuper des pauvres et des veuves ; elle encourage les dépouillements volontaires de ses enfants en faveur de la communauté; elle tire la femme de son avilissement, elle réhabilite l'esclave et apprend à voir en lui autre chose qu'un être dé rapport. — Elle prépare lentement, dirige et mène à bonne fin la suppression de l'esclavage, suppression qui constitue bien la plus étonnante révoution sociale qui se soit jamais produite (l).Lors de l'in-
(1) La Sncsëîé antique reposait sur l'esclavage. A Spart», pour 30 010 hommes libres, il y avait près de 300 000 ilote? ; à Boaie, sur plusieurs million* d'àmes, il y avait à peiu©