‹ Question sociale et écoles socialesChapitre 18 sur 51 · VII. L'Ecole libérale et son remède au mal social · texte numérisé non relu

VII. L'Ecole libérale et son remède au mal social

Les Libéraux attendent tout de la liberté, c'est elle qui constitue le grand, l'on pourrait dire l'unique remède efficace aux maux réels dont souflre la société. « Le plus sur moyen, dit Frédéric Passy, de résoudre la question sociale, c'est de laisser le champ libre à la liberté qui est, je le répète avec Bastiat, notre moteur, notre propulseur, notre rémunérateur, notre vengeur1. » Arthur Desjardins exprime la même idée, lorsqu'il écrit : « Le plus simple et le plus sage est de laisser à la liberté le soin de corriger les maux de la liberté 2. » G est en passant par la liberté absolue que l'on arrivera peu à peu à la justice si ardemment désirée ; « la justice, en effet, en matière économique, ressort de l'action libre de l'offre et de la demande ». « Hors de la liberté, dit Bastiat, point de force, point de justice, point de grandeur ; voilà ce qui résume l'économie politique dans sa forme la plus concise 3. »

L'homme est bon par nature, disent les Libéraux, parlant comme J.-J. Rousseau, ce sont les institutions qui l'ont gâté.

Page 1