‹ Question universitaire de Montréal (volume 2)Chapitre 19 sur 47 · XL1II · texte numérisé non relu

XL1II

Sherbrooke, 29 octobre 1891.

A Sa Grandeur Mgr Edouard Charles Fabre, Archevêque de Montréal.

Vénéré Seigneur,

Puisque c'est votre désir que je fasse le voyage de Rome avec M. le Vice-Recteur, j'y consens volontiers, et je m'efforcerai de remplir de mon mieux la mission que vous voulez bien me confier.

Au sujet de l'affaire Universitaire, je me suis

permis de donner quelques notes à M. Proulx et je l'ai prié de vous les communiquer. La lettre de délégation que vous me donnerez, doit déterminer notre action auprès du Saint-Siège, et prouver en même temps que l'Archevêque, ses Suffragants et le Vice-Recteur ont fait tout en leur pouvoir pour amener l'Union et qu'ils ont réussi.

Je serai donc à Montréal dans la deuxième semaine de novembre, et j'ai plusieurs petites choses à arranger avant mon départ.

Veuillez agréer l'hommage de mes dévoués sentiments en Notre Seigneur.

f ANTOINE, Ev. de Sherbrooke.

Montréal, 3 novembre 1891.

Son Eminence le Cardinal Taschereau,

Arch. de Québec, Chancelier Apostolique de l'Université Laval.

Eminentissime Seigneur,

Si je ne suis pas descendu à Québec la semaine dernière, comme j'avais l'honneur de l'annoncer à Votre Eminence dans ma lettre du 23 octobre dernier, Votre Eminence a pu comprendre facilement pour quelles raisons.

Comme Elle m'a écrit : " Je vous ai dit tout ce que la position que vous me faites me permet de dire. ... je ne puis, non plus que l'Université, proposer à celui-ci (le projet de loi) aucun amendement. ... J'ai du reste soumis mes doutes au Saint-Siège et j'agirai conformément à la solution qui me sera donnée ; " je n'ai pas voulu faire un voyage inutile.

Votre Eminence terminait sa lettre par cette phrase: " Veuillez, je vous en prie, ne plus ré-

péter l'insinuation que je ne vous exprime pas mes idées quand je vous écris."

Votre Eminence, sans doute, fait allusion à ces trois lignes de ma lettre en date du 21 octobre : " Nous entendre ! vénéré Seigneur, s'il n'y avait dans cette affaire que Votre Eminence et nous, il y aurait déjà longtemps, j'en suis persuadé, que l'entente serait complète."

Croyez, Eminentissime Seigneur, qu'en écrivant ces mots je n'ai voulu rien dire qui pût être désagréable à Votie Eminence ; au contraire, je voulais adoucir, autant qu'il est en mon pouvoir, ce qu'il y a de pénible pour moi dans la situation où je me trouve de ne pouvoir concourir toujours comme je le désirerais dans tous ses désirs.

Je demeure, dans les sentiments du respect le plus grand et de la vénération la plus profonde, De Votre Eminence,

Eminentissime Seigneur, Le très humble et très obéissant serviteur.

J. B. PROULX, Prêtre,

Montréal, 4 novembre 1891.

Son Eminence le Cardinal Simeoni, Préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande.

Eminentissime Seigneur,

L'Archevêque et les Evêques de la Province ecclésiastique de Montréal, soussignés, humblement prosternés aux pieds de Sa Sainteté, exposent respectueusement ce qui suit. (1)

(1) Pour la suite de cette lettre importante, voir plus haut, à la page 29 (Note de l'édition montréalaise.)

SUPPLÉMENT

DE

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