V. T. DAUB1GNY, Directeur
Montréal, 4 juin 1891.
Dr E. P. Lachapelle,
Président de VE. Vétérinaire.
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre en date du 31 dernier, par laquelle vous me priez " de vouloir bien faire reconnaître votre Ecole vétérinaire, comme faculté de médecine comparée et de science vétérinaire de l'Université Laval à Montréal, etc."
Je m'empresserai de passer votre demande aux administrateurs de l'Université Laval à Montréal, qui ne manqueront pas d'y apporter toute l'attention qu'elle mérite. Quant à moi, vous connaissez déjà quelles sont mes idées à ce sujet. Espérant pouvoir vous donner avant longtemps une réponse qui vous satisfera, je demeure avec une haute considération,
Monsieur le Président,
Votre très- dévoué serviteur,
J. B. PEOULX, Ptre,
Monseigneur l'éveque de St-Hyacinthe, clans sa lettre du 21 février 1891, si bienveillante, si encourageante, suggère l'idée d'un rapport aux Evêques de la province de Montréal. La suggestion me paraît tout à fait opportune.
Pour avoir, sur ce sujet, mon idée toute entière, outre ma réponse à la lettre de Mgr l'éveque de St. Hyacinthe (document N° XXVIII), il faut lire la missive et le quœsitum que j'ai adressés h Monseigneur l'Archevêque de Montréal, en date du 9 mars 1891.
En attendant que cette question, portée par moi devant les Archevêque et Evêques de la province, soit décidée définitivement, ces rapports détaillés, avec pièces justificatives, lesquels forment des volumes et que je me fais un plaisir de passer également aux suffragants de Mgr l'Archevêque de Montréal, peuvent suffire, à la rigueur, j'aime à le croire. Il me tarde de connaître officiellement à qui je dois présenter mon rapport annuel, résumé et succinct, afin de pouvoir m/acquitter de cet important devoir de ma charge.
St-Hyacinthe, 21 février 1891,
Eévérend J. B. Proulx,
Vice- Recteur U. L. M.
Mon cher Monsieur,
J'ai reçu les deux exemplaires de votre rapport en réponse au rapport fait en septembre dernier aux Archevêques et Evêques des trois Provinces, par Mgr B. Paquet, Recteur de Laval à Québec, Mon plus affectueux merci pour cet envoi, et mes plus sincères félicitations pour le succès que vous avez remporté à cette occasion. Les accusations formulées contre vous dans le document de Mgr le Recteur de Québec tombent à néant, et la victoire vous reste. C'est la récompense de votre dévouement à notre cause et à celle du St-Siège, de votre calme et de votre esprit de justice dans le traitement de cette grave question, depuis que vous l'avez faite la vôtre, pour rendre service à l'épiscopat de la province et à l'éducation universitaire dans le pays. Vous avez fort bien mérité de la religion et des Evêques, et continuez à vous dévouer pour cette grande œuvre, ce qui vous attirera notre gratitude la plus vive, et des mérites surabondants pour le ciel.
Ne pourriez-vous pas maintenant nous donner un rapport sur les facultés de Montréal identique au rapport que le Recteur de Québec fait tous les ans aux Evêques ? C'est encore exiger de vous une assez forte somme de travail. Mais vous travaillez si facilement et si vite qu'il ne vous faudra pas de longs jours pour élaborer ce rapport. Néanmoins je ne veux pas faire instance, si vos occupations sont
trop multiples et pressantes 5 je veux être raisonnable et ne pas vous accabler.
Croyez-moi comme toujours votre bien dévoué et reconnaissant en N. S.
t L. Z. Ev. de St- Hyacinthe.
Montréal, 27 février 1891.
Monseigneur L. Z. Moreau,
JEoêque de St- Hyacinthe.
Monseigneur, ,
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre datée le 21 du courant, et de vous remercier des bonnes paroles, trempées de lait et de miel qu'elle m'apporte.
Votre suggestion d'un rapport aux Evêques de la province de Montréal sur les facultés de l'Université à Montréal, me sourit beaucoup, elle est certainement raisonnable et juste. La faculté de médecine clôt ses cours annuels, cette année, à la fin du mois de mars. Aussitôt terminés les examens pour les élèves de cette faculté ainsi que le surcroît d'ouvrage qu'ils entraînent, je crois qu'il me sera possible, de suite, de vous soumettre ce rapport. Probablement la tâche me sera facile, déjà j'ai entre les mains les principaux matériaux qui doivent entrer dans ce travail.
Ce soir, à 7-| heures, au salon de l'Archevêché doit avoir lieu la première réunion de ce Conseil d'affaires
dont lu création a été décidée lors de notre dernière assemblée à Montréal. MM. les Drs Hingston, Bottot, MM. les juges Jette, Pagnuelo ont répondu qu'ils s'y rendraient ; je ne doute pas que le plus grand nombre de ceux qui ont été demandés, ne soient présents. Dans quelques jours, je me ferai un devoir de vous envoyer un compte rendu de ce qui se sera passé à cette assemblée. En attendant que j'aie le plaisir d'avoir cette nouvelle occasion de vous écrire, je demeure avec une haute considération,
De Votre Grandeur,
Monseigneur,
Le très humble et très dévoué serviteur,
J. B. PKOULX, Ptre.
Je demandai au Secrétaire de l'Université un certain nombre d'exemplaires des "Constitutions et Règlements de l'Université Laval;" il ne put m'en adresser que deux. Encore, dit-il, " ces règlements ont déjà dû être modifiés depuis l'édition de 1879 que je vous envoie."
On admettra que, quand bien même je voudrais me faire un scrupule de toujours observera la lettre les dits règlements, la tâche me serait difficile, puisque je n'en connais pas les modifica-
tions. En suivant le texte du règlement imprimé, il peut se faire que ce soit justement alors que je me trouve en contravention avec le règlement, actuellement censé en vigueur.
Montréal, 28 février 1891.
Révérend J. C. K. Laflamme,
Sec. U. L. Québec.
Mon cher Monsieur,
J'aurais besoin d'avoir au moins deux douzaines d'exemplaires des " Constitutions et Règlements de l'Université Laval." Ne sachant pas si cette brochure est en vente chez quelque libraire, j'ai pensé à avoir recours à votre obligeance pour me les procurer. Pourriez- vous m 'envoyer par l'express ces 24 exemplaires ? Veuillez en même temps m'en faire connaître le prix : la malle suivante vous portera mon chèque pour autant. Vous remerciant du trouble que vous vous donnerez pour me rendre ce service, dont j'ai un besoin pressant, je demeure avec estime et considération,
Mon cher Monsieur, Votre très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Ptre.
Québec, 2 mars 1891.
Révérend J. B. Proulx, Ptre,
Cher Monsieur,
Je ne puis vous envoyer que deux exemplaires de nos " Constitutions et Règlements." La dernière édition en est presque complètement épuisée.
Je dois vous dire que ces règlements ont déjà dû. être modifiés depuis l'édition de 1879 que je vous envoie. La codification finale n'en est pas encore faite.
Agréez l'expression de mon parfait dévouement.
J. C. .K LAFLAMME
Sec. TJ. L. Q.
St-Lin des Laurentides, 4 mars 1891.
Monseigneur E. C. Fabre,
Archevêque de Montréal-
Monseigneur,
Je suis allé à l'Archevêché hier après-midi pour voir Votre Grandeur, mais vous étiez à Villa-Maria. La cérémonie a pu y être plus grandiose, elle n'a pas été plus gentille qu'à la rue St-Denis où il régnait une teinte d'intimité qui plaisait.
J'ai envoyé à tous les membres du u Conseil d'affaires " la constitution " Jam dudum " et un exemplaire du syndicat financier de M. Marcoux ; quant aux règlements de l'Université et à la charte royale, j'en ai fait demander à M. Laflainme, qui n'a pu m'en envoyer que deux exemplaires ; je les ai passés à MM. les juges Jette et Pagnuelo.
Ma retraite à St-Lin est commencée dimanche. Je suis content de mes assistants ; mon desservant est une perle, et vous Monseigneur, un bon père, dont je suis avec le plus grand respect,
L'enfant soumis et dévoué,
J. B. PROULX, Ptre.
Pour ceux qui désireraient avoir sur les travaux du " Conseil d'affaires," des détails plus amples qu'il en est donné dans cette lettre et quelques autres qui suivront, je les renvoie au " compte rendu " officiel des délibérations de ce Conseil, qui se trouve à la page 118 du troisième Rapport
sur ma gestion universitaire.
Montréal, 28 février 1891.
Monseigneur A. Racine,
Evêque de Sherbrooke.
Monseigneur,
Comme vous pourrez le voir par les deux lettres
ci-jointes, je me suis mis en frais d'organiser le u Conseil d'affaires " dont vous avez décidé la création, le lendemain de l'arrivée de Mgr l'Archevêque de Montréal.
A l'exception de deux, tous les Messieurs invités ont accepté l'invitation, et se réunissaient hier soir au salon de l'Archevêché. Le Père Drummond et M, Barbeau, tout en exprimant leur vive sympathie, m'ont prié d'agréé les raisons qui les empêchaient de faire partie de ce Conseil.
A l'assemblée tout s'est passé à l'amiable comme à la réunion du 28 octobre. Je suis chargé de faire un compte rendu de nos délibérations, pour le coucher dans les archives du Conseil ; aussitôt que je l'aurai rédigé, je vous en expédierai une copie. En attendant, qu'il me suffise de vous dire que nous aurons une réunion générale dans quinze jours, à laquelle chacun apportera ses vues, la plupart par écrit, pour les mettre sur la table, et les discuter ; puis elles passeront dans les mains d'un comité de rédaction qui devra leur donner une forme homogène. Ce comité se compose de MM. Colin, Jette, Pagnuelo, Hingston, Rottot et Proulx. Un second comité pour la gestion des affaires courantes a été formé : MM. Maréchal, Racicot, Lacoste et Proulx. A la prochaine réunion, il se formera probablement un troisième comité pour les affaires de la bâtisse. J'ai demandé de ne pas en parler hier soir, afin de ne pas nuire à de certaines négociations qui sont en voie de progrès. Comme vous voyez, nous paraissons décidés à faire de l'ouvrage et de l'ouvrage pratique. Ce qui était joli, c'était de voir réunis dans une même idée deux anciens adversaires sur la question universitaire Quand on voit pareille harmonie
et tant de bonne volonté, on peut dire que le succès est à nos portes.
Je pars pour St-Lin. Le Père Pichon, S. J., un vrai bon prédicateur, m'accompagne. Il commence demain une mission de trois semaines. Toute ma paroisse y assistera, excepté le curé, qui devra passer la plupart de son temps à Montréal. On ne me reprochera toujours pas d'être exclusif, et de ne pouvoir fréquenter toutes sortes de bonnes personnes, quelles que soient les nuances de leurs opinions. Je neveux avoir que deux opinions bien arrêtées : celle de mon devoir et celle de la haute considération avec laquelle je suis,
De Votre Grandeur,
Monseigneur, Le très humble et très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Ptre.
Sherbrooke, 2 mars 1891.
Révérend J. B. Proulx,
Monsieur le Vice-Recteur,
Votre lettre du 28 février 1891, m'a causé un sensible plaisir, elle me confirme dans l'espérance qu'avec la grâce de Dieu et le judicieux concours des honorables membres du u Conseil d'affaires," l'Université Laval à Montréal aura enfin des jours de paix et de prospérité.
Il est sans doute très regrettable que le Rév. Père Drummond et M. Barbeau soient empêchés, par des raisons majeures, défaire partie du Conseil ; mais j'ai pleine confiance dans les messieurs qui composent le dit Conseil, et je crois qu'il est assez nombreux.
L'autre affaire, celle de la construction, sera plus épineuse, mais je suis persuadé que l'on suivra pour cette patriotique entreprise, la leçon donnée par notre divin Sauveur : " Quis enim ex vobis volens turrim œdificare non prius sedens computat sumptus qui necessarii sunt si habeat ad perficiendum ?" Lorsqu'une idée, dit de Maistre, née dans une tête seusée qui surmonte un cœur droit, a de plus été examinée par quatre ou cinq hommes de poids, elle ne saurait plus être absurde ni condamnable; elle peut être simplement désapprouvée, mais c'est bien différent.
Je vous souhaite de nouveau succès et courage ; soyez comme le fils bien-aimé du patriarche Jacob : " filius accrescens Joseph, filins aecrescens.,,
Avec l'expression de mes dévoués et affectueux sentiments,
f ANTOINE, Ev. de Sherbrooke.
Montréal, 14 mars 1891.
Sa Grandeur Mgr L. Z. Moreau,
Evêque de St-Hyacinthe.
Monseigneur,
Nous avons eu hier soir notre deuxième réunion
du conseil d'affaires : quelque chose de sérieux, d'amical et de solide. L'honorable juge Pagnuelo avait préparé un travail clair, nourri, abondant, qui a fait la matière de notre discussion pendant trois heures, de 8 à 11. Chacun paraissait avoir bien étudié le sujet. Nous nous réunirons de nouveau le lundi de la Semaine Sainte pour terminer cette étude générale, avant d'en renvoyer le sujet au comité de rédaction. Secondé par M. Colin, j'ai fait admettre, facilement du reste, que notre projet de bill devait éviter toute apparence de conflit ou d'empiétement vis-à-vis le Conseil Universitaire : assez vaste, maintenant, reste le champ que la constitution Jam dudum laisse au jeu de nos opérations. Aussitôt que le rapport de cette deuxième réunion sera préparé, je me ferai un devoir de vous l'envoyer. Recevez aujourd'hui le rapport de la première réunion, qui a été lu et adopté hier soir.
En attendant votre visite du 29 avril, ma paroisse est après se sanctifier ; voici deux semaines que le Père Pichon y prêche deux fois par jour, une heure et demie chaque sermon. Les hommes entrent en retraite pour huit jours, demain. Veuillez prier pour eux, et pour leur curé qui est toujours, avec la considération la plus haute,
De Votre Grandeur,
Le très humble et très dévoué serviteur.
J. B. PROIJLX, Ptre.
P. S. — Dans une lettre précédente, votre Grandeur paraissait appréhender quelque peu la visite de Mgr Bégin à Rome. Réellement, je ne crois pas
qu'il y ait lieu d'eu rieu craindre. Il peut bien se faire que Mgr l'Evêque de Chicoutimi soit chargé de transmettre quelques représentations auprès de la Cour romaine 5 mais son esprit de conciliation et de justice, en face des explications et des désirs qui lui seront exposés, n'ira pas loin. Du reste, dans l'état actuel des choses, chaque attaque qu'on essaiera contre notre position, sera pour nous l'occasion d'une victoire. C'est ennuyeux d'entendre toujours récriminer, c'est peut-être mieux. Par là, la lumière se fait sur maints points obscurs, et maintes finesses finissent par apparaître cousues de fil blanc. Le Séminaire de Québec finira par échapper à des influences qui lui nuisent, et cette vénérée institution redeviendra elle-même 5 alors, l'âge d'or renaîtra dans le monde universitaire, et ce loup de Vice-Eecteur habitera avec les brebis qui paissent " dans ces prés fleuris qu'arrose le Lairet." — J. B. P«
XXXY
St-HYACINTHE, 14 mars 1891- Eévd J. B. Pkoulx,
Vice-Recteur U. L. M.
Mon cher Monsieur,
J'ai reçu en son temps votre lettre du 11 courant, avec le rapport de la formation et du commencement de fonctionnement du " Conseil d'affaires'1 que les Evêques vous ont adjoint pour vous aider dans les grandes choses qui restent à faire pour mettre notre Université sur un pied encourageant
et prospère. La divine providence dont vous êtes l'instrument docile et dévoué, nous vient évidemment en aide pour cette oeuvre, qui a été jusqu'ici hérissée de tant de difficultés. Elle est sans aucun doute appelée à faire un immense bien parcequ'elle a le sceau des œuvres divines, la contradiction des hommes. Nous continuerons donc de marcher avec assurance, et avec la certitude d'arriver à bon port. La consécration de votre belle église de St-Lin demeure toujours fixée, je suppose, au matin du 29 avril. Nous devrons dans ce cas nous rendre le 28 chez vous et retourner à Montréal le 30 au matin pour assister dans l'après-midi à l'érection du chapitre, et le lendemain à la fête du 18ème anniversaire de la consécration de Mgr l'Archevêque.
Veuillez bien me croire votre tout dévoué en N. S.
t L. Z, Ev. de St-Hyacinthe,
Montréal, 25 mars 1891.
Sa Grandeur Mgr A. Eacïne,
Evêque de Sherbrooke.
Monseigneur,
Ci-inclus vous trouverez le compte-rendu de la deuxième assemblée du Conseil d'affaires. Vous voudrez bien remarquer ce qu'il y est dit à propos de l'opportunité qu'il y a de ne pas heurter les droits du Conseil Universitaire. Nous voulons user de toute la latitude qui nous est laissée, et qui nous
est nécessaire pour réussir à fonder une œuvre grande et durable ; mais nous poussons jusqu'au scrupule le soin de ne pas empiéter sur le terrain d' autrui.
La troisième assemblée a eu lieu lundi, 23 du courant. L'honorable juge Pagnuelo avait apporté son projet de constitution : quelque chose de large, de vaste, de généreux. Chaque clause en fut discutée longuement ; les principes généraux en furent expliqués, quelquefois modifiés, à la fin tous admis ; et le travail fut renvoyé au Comité de rédaction : les révérends Colin et Proulx, les honorables juges Jette et Pagnuelo, et les messieurs docteurs Eottot et Hingston. Le comité doit se réunir le mercredi de Pâques ; puis le travail reviendra devant le conseil d'affaires, et le 29 avril, comme vous en avez exprimé le désir au Séminaire de Montréal le 13 de février, il sera prêt à être soumis à Vos Grandeurs, réunis au presbytère de St-Lin.
Cependant, auparavant, je ferai l'impossible pour aller vous montrer cette rédaction, avant qu'on y passe la lime et le rabot. Je pars ce soir pour ma paroisse, afin d'y couler comme en retraite les trois derniers jours de la semaine sainte, au milieu des miens qui sont encore tout chauds des ferveurs de leur belle mission. Je demeure avec la plus haute considération,
De Votre Grandeur,
Monseigneur, Le très dévoué serviteur,
J. B. PBOULX, Ptre.
Je cite les deux lettres suivantes, parce qu'on y trouve, d'une source autorisée, l'affirmation et la consécration d'un principe important : que l'Université est toujours prête à donner des diplômes à tous ceux que la faculté de Montréal lui recommandera comme en étant dignes.
Montréal, 10 mars 1891.
Révd J. C. K. Laflamme,
Sec. U. L. Québec.
Monsieur,
Je viens vous faire une demande en faveur de M. Orner R., appariteur de la Faculté de médecine à Montréal depuis bientôt six ans.
Ce monsieur assiste régulièrement aux cours et à force d'entendre répéter les mêmes leçons, il a fini par se les mettre dans la tête, s 'instruisant comme les rats de Lafontaine en rongeant les livres. U paraît qu'il peut subir ses examens comme n'importe quel élève.
Mais ce monsieur est loin d'avoir fait un cours d'étude complet, et jamais il ne s'est fait inscrire comme élève en médecine.
Or, il demande si, supposé qu'il réussisse à passer ses examens, l'Université voudrait bien lui valider sa position in radice, et compter comme faits les cours sur lesquels il pourrait produire des notes d'un examen satisfaisant.
Les professeurs lui sont très sympathiques, plusieurs uiêuie s'offrent à lui donner des leçons en particulier.
Enfin voici le cas ; s'il est susceptible d'une solution, veuillez être assez bon que de me le faire connaître, et croyez que je demeure, avec une haute considération,
Monsieur, Votre très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Ptre, V. R. U. L. M.
XXXVJII
Québec, 16 mars 1891.
Au Ré^d J. B. Proulx, Monsieur l'abbé,
J'ai communiqué à Mgr le Recteur votre demande
au sujet de M. R Nous ne voyons pas qu'il
y ait rien à valider in radiée dans la position qu'il veut prendre en passant ses examens, et nous sommes toujours prêts à donner des diplômes à tous ceux que la faculté de Montréal nous recommandera comme en étant dignes.
Agréez l'expression de mon profond respect et de mon entier dévouement,
J. C. K. LAFLAMME
Sec. U. L.
XXXVIII (bis)
Montréal, 19 mars 1891.
A MM. les Professeurs de la Faculté de Médecine de PU. L. M.
Messieurs,
Vous m'obligeriez beaucoup, si vous aviez la bouté de répondre par écrit aux quelques questions suivantes, et de laisser cette réponse entre les mains de M. J. M. Etliier, samedi midi, 21 du courant.
1° Quelle a été l'assistance générale de vos élèves aux cours que vous avez donnés pendant l'année qui vient de s'écouler 1
2° Quelle a été leur application ?
3° Leur conduite aux cours ?
4° Quels ont été leurs progrès en général %
5° Comparé aux cinq dernières années, quel est le niveau de cette année universitaire ?
Je désirerais recevoir une réponse, non pas collective, mais séparée. Croyez que je demeure avec une haute considération,
Messieurs les professeurs,
Votre très dévoué serviteur,
J. B. PKOULX, Ptre,
La plupart des professeurs ont bien voulu répondre à ces questions. Comme ces lettres sont censées renfermer des détails tout-à-fait intimes, je ne les citerai pas ici. Mais je les ni déjà mises, Monseigneur, à votre disposition.
Puis elles me seront d'un grand secours pour faire mon rapport sur les diverses facultés, lorsque je saurai, d'une manière positive et officielle, à qui l'adresser.
Passons aux affaires d'argent :
1° Le bill d'union dit : " Les dits membres (c'est-à-dire les anciens membres de l'Ecole) pourront, soit collectivement, soit individuellement, sous trois mois de la sanction du présent acte, faire abandon à la dite Corporation de leurs droits de propriété dans les dits biens . . . . " M. le président de l'Ecole de médecine voulut bien me donner avis que les dits membres faisait le dit abandon à la dite Corporation. (N° XL).
2° Je crus d'abord qu'il me suffisait de tirer mille piastres sur l'argent des messes pour régler les honoraires des professeurs de la Faculté de médecine pour le second semestre ; je reconnus mon erreur, lorsque j'eus reçu les comptes que m'envoya le secrétaire de la faculté. Le Comité se déclara heureux de les payer pour les raisons exprimées ci-après, au numéro LI.
3° Je suis d'avis qu'il serait mieux que la Facul-
de droit fût incorporée civilement, et qu'elle gérât elle-même ses propres affaires, tout comme c'est le cas maintenant avec la Faculté médicale. Comme acheminement à cet état de choses, en vertu d'un arrangement entre le Vice-Recteur et le Doyen, la Faculté de droit retire l'argent des élèves ainsi que l'allocation du gouvernement, et elle paie elle-même ses professeurs. Ces quelques mots d'explication donneront la clef des transactions dont il est question aux numéros XLIII, XLIV, XLV, XLVI, XL VII et XL VIII.
Montréal, March 21th 1891.
Eevd. J. B. Proulx,
Beverent Sir
Drs D'Orsonnens, Durocher, Brunelle, Deniers, Chartrand, Mignault and Poitevin hâve signified to me their intention to avail themselves of clause five, in the act of ainended act, 54, and abandon to thé gênerai body thus created their exclusive rights in the way therein provided, and I beg to notiiiy you accordingly.
I hâve the honor to be, Eeverent Sir,
Your obedient, W. H. HINGSTON, Près.
Montréal, 30 mars 1891.
DrW. H. Hingston,
Prés. E. M. et Ch. de M.
Monsieur le Président,
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre, en date du 21 du courant, dans laquelle vous me dites :
Drs D. D'Orsennens, Duroclier, Brunelle, Demers, Chartrand, Mignault and Poitevin hâve signified to me their intention to avail themselves of clause 5 and abandon to the gênerai body thus created their exclusive rights in the way therein provided, and I beg to notify you accord ingly.
Les messieurs dont les noms sont plus haut énumérés, si on y ajoute celui du Président, sont les seuls, n'est-ce pas, qui aient des intérêts pécuniaires dans l'Ecole, sous l'ancienne charte ?
J'espère avoir l'occasion de vous rencontrer sous peu 5 et nous pourrons parler de vive voix, à loisir, des conséquences favorables et des suites heureuses que peut entraîner la notification que vous m'avez faite.
Convaincu que nous sommes aux portes d'un avenir brillant, calme et prospère, je demeure avec une haute considération,
Monsieur le Président,
Votre très dévoué serviteur,
J. B. PBOULX, Ptre Y. B. IL L. M.
Montréal, 19 mars 1891.
Mgr Ed. Chs Fabre,
Archevêque de Montréal.
Monseigneur,
Pour payer les honoraires des professeurs, le salaire des serviteurs, les dépenses de la maison, gaz, eau, lumière électrique, en outre de l'argent venant des élèves, j'aurais besoin de mille piastres pour le semestre qui vient de s'écouler. C'est peu. S'il pouvait toujours en être ainsi. Je me suis permis de rédiger une permission à M. Vaillant de me passer cet argent sur la retenue des honoraires de messes ; vous n'aurez plus qu'à la signer. Ciinclus aussi, un reçu qui reviendra à M. Vaillant, lorsqu'il aura malle à mon adresse le chèque de $1000.00.
M. Ethier pourra, probablement, commencer sa retraite lundi prochain ; il ira prendre ses directions auprès de Votre Grandeur, soit pour le temps, soit pour la manière, soit pour le lieu.
Si vous désirez que sa solitude soit St-Lin, je n'y ai aucune objection. Avec une haute considération, Monseigneur,
De votre Grandeur, Le très humble et trss dévoué serviteur
J. B. PROULX, Ptre.
Montréal, 23 mars 1891.
Eévcl J. B. Proulx,
Mon cher M. le Vice-Becteur,
Je suis de nouveau obligé de vous demander votre aide temporaire pour le paiement des professeurs pour le trimestre qui vient de finir. Il nous faudrait une somme de $400.00 que nous vous rembourserons comme la première sur l'indemnité parlementaire que nous devons recevoir le premier juillet prochain.
Veuillez me croire,
Avec considération,
Votre dévoué serviteur,