XL1V
Montréal, 23 mars 1891.
A M. le juge Jette,
Doyen de la faculté de droit.
Monsieur le Juge,
Je ne vois pas que l'objet de votre demande souffre
la moindre difficulté pour être acceptée ; pour ma part, je n'y ai aucune objection. Nous nous rencontrerons ce soir à l'Archevêché, et là nous pourrons prendre les mesures nécessaires pour que ces quatre cents piastres vous soient remises le plus tôt possible. J'ai fait jeter à la poste, ce matin, un avis avertissant chacun des membres du u Conseil" qu'il y avait, ce soir, une assemblée à l'Archevêché, à 8 heures.
Croyez que je suis toujours,
Avec la plus haute considération, Monsieur le juge, Votre très dévoué serviteur,
J. B. PEOULX, Ptre,
Archevêché de Montréal, 24 mars 1891.
L'Hon. juge L. Jette,
Doyen de la Faculté de droit,
Monsieur le Doyen,
Je m'empresse de vous envoyer, comme je vous l'avais promis hier soir, mon chèque pour quatre cents piastres. Vous pourrez adresser le reçu à l'Université, où je serai de retour demain.
Monseigneur l'Archevêque paraît être très content de notre assemblée d'hier soir. Eéellement, je crois que tous ensemble nous faisons du bon ouvrage; si on n'est pas content de soi, qui se chargera de l'être % Je charge cette lettre de
vous transmettre les sentiments de haute considération avec lesquels je suis.
Monsieur le doyen, Votre très dévoué serviteur,
J. B. PBOULX, Ptre.
Montréal, 25 mars 1891.
Evd. J. B. Proulx,
Vice-Recteur,
Monsieur le Vice-Eecteur,
Je m'empresse d'accuser réception de votre lettre d'hier contenant le chèque de $400 que je vous avais demandé pour la faculté de droit, et je vous transmets ci-inclus le reçu de cette somme.
Je suis heureux d'apprendre que Monseigneur est satisfait de ce que nous avons fait jusqu'ici. J'espère qu'en y mettant un peu de bon vouloir, nous pourrons conduire l'affaire à bonne fin ; car vous êtes évidemment bon pilote et vous connaissez parfaitement les écueils à éviter, je ne doute donc pas du succès.
Veuillez me croire,
M. le Vice-Eecteur, Votre très humble et très dévoué serviteur,