‹ Question universitaire de Montréal (volume 4)Chapitre 38 sur 65 · L. A. JETTE · texte numérisé non relu

L. A. JETTE

Montréal, 25 mars 1891.

M. le Juge Jette,

Doyen de la Faculté de droit.

Monsieur le Juge,

J'ai reçu votre reçu et les bonnes paroles qui l'accompagnaient. Que je sois bon pilote, je ne

suis -p&sjuge dans l'affaire ; mais le mot m'est

d'autant plus flatteur que je l'avais employé, sans que vous le sachiez, à votre adresse, comme vous pourrez le voir au bas de la page 112 de mon " Rapport à Mgr l'Archevêque."

De ce rapport veuillez accepter, pour vous personnellement, un exemplaire, et me croire, avec une très haute considération,

Monsieur le Juge, Votre très humble et très dévoué serviteur,

Montréal, 25 mars 1891.

M. le Dr H. E. Desrosiers,

Sec. Faculté de médecine.

Monsieur le Secrétaire,

J'ai l'honneur d'accuser réception du compte que vous avez passé à l'administration de la succursale

de l'Université Laval à Montréal, u lès honoraires de Messieurs les Professeurs."

Or, la susdite administration, dans sa séance du 27 février a nommé, u pour veiller à l'administration ordinaire des finances de l'Université " un comité auquel je passe tout compte quelque peu considérable.

Je m'empresse de passer le vôtre au Président de ce comité, aujourd'hui même. Nous ne pouvons avoir de réunion durant ces trois derniers jours de la Semaine Sainte ; mais advenant le lundi de Pâques, nous aurons une assemblée dans laquelle sera prise en sérieuse considération votre importante question.

Je suis bien peiné de ne pouvoir satisfaire de suite à votre demande. Dans tous les cas, le retard ne sera pas long.

J'envoie ci-inclus les $5.00 qui sont dues au Secrétaire de la Faculté pour timbres-postes.

Je demeure avec une haute considération, Monsieur le Secrétaire,

Votre très dévoué serviteur,

J. B. PEOULX, Ptre.

Montréal, 31 mars 1891.

L'Hon. Sénateur A. Lacoste,

Honorable Monsieur,

J'ai l'honneur de vous faire savoir que le Comité pour les affaires courantes de l'Université se réunira

ce soir, à 8 heures, au salon de l'Archevêché ; et, par les présentes, vous êtes prié d'y assister. Je suis, Monsieur le sénateur,

Votre très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Ptre.

Montréal, 3 avril 1891.

M. le Dr Desrosiers,

Secrétaire de la faculté de médecine.

Monsieur le secrétaire,

Comme vous avez pu le voir par les chèques que j'ai expédiés, l'Université a reconnu les comptes que vous m'avez passés.

J'ai l'honneur de vous envoyer ci-inclus deux résolutions que le u Comité pour les affaires courantes de l'Université Laval à Montréal," m'a chargé de vous communiquer, afin qu'en temps et lieu il en soit fait part à la faculté dont vous êtes le secrétaire. Veuillez les montrer tout d'abord à M. le Doyen. Vous ne serez pas sans remarquer qu'elles sont tout à fait à l'honneur du dévouement dont ont fait preuve les professeurs de la faculté de médecine.

Sous ce pli vous trouverez également les deux documents que vous avez eu l'obligeance de me passer avant hier. Merci, et croyez que je demeure avec une haute considération,

Monsieur, Votre très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Ptre.

Extraits du Kapport du " Comité des affaires courantes de l'Université Laval à Montréal."

Montréal, 31 mars 1891.

1° Vu les sacrifices que se sont imposés les pro* fesseurs de la Faculté de médecine pour l'établissement de l'Université Laval à Montréal, et leur dévouement incontestable à la cause de l'enseignement médical, les administrateurs financiers de l'Université à Montréal sont heureux de pouvoir encore une fois, pour la quatrième depuis deux ans, malgré la modicité des ressources dont ils disposent, payer en chiffres ronds les honoraires tels que présentés.

2° Vu que les honoraires pour autant de leçons qu'exige l'annuaire de l'Université pour une année universitaire ont été soldés, les administrateurs susdits comprennent que, s'il y a pour certains élèves un troisième terme, l'instruction pendant ce terme est donnée gratuitement de la part du professeur.

Pour copie conforme,

J. B. PKOULX, Ptre,

Secrétaire.

lu

J'intervertis quelque peu l'ordre de la correspondance, afin de donner à mon exposé plus de précision et de clarté. En effet cette lettre, du 2 avril, à Mgr l'archevêque de Montréal, donne un

récit abrégé de ce qui avait eu lieu à Montréal, depuis la mi-mars, à l'occasion des demandes de certains élèves en médecine de Québec, qui se trouvaient en difficulté avec leurs professeurs.

J'attache une très grande importance aux huit documents suivants ; quand on les aura lus en leur entier, on comprendra facilement pourquoi.

Montréal, 2 avril 1891.

A Sa Grandeur Mgr Ed. Chs Fabre, Arch. de Montréal.

Monseigneur,

Nous avons eu, hier soir, une première réunion du comité de rédaction. Seul, M. le Dr Hingston ne put venir, et s'excusa par le téléphone. Les cinq autres membres s'étaient évidemment préparés par une étude sérieuse du projet de bill ; M. Colin, surtout, ne laissa passer aucun mot, sans le peser et le repeser. Advenant 11^ hrs, comme nous n'étions rendus qu'à la moitié de la tâche, nous levâmes la séance, pour la reprendre lundi prochain, 6 du courant. C'est un plaisir de travailler avec de-* hommes d'un esprit aussi large et d'une bonne volonté aussi grande.

Il vient de se produire, dans le monde universitaire, un petit incident, qui m'a donné l'occasion de montrer mon bon vouloir vis-à-vis les facultés de Québec et le conseil de l'Université. Voici :

Un certain nombre d'élèves en médecine de Québec, en difficulté avec leurs professeurs, écri-

vaient au secrétaire de la Faculté de médecine à Montréal, demandant de passer leurs examens ici par privilège. La Faculté leur rédigea une réponse, qu'elle m'envoya (K"° LUI). Par une simple phrase, couchée en travers des lignes, j'approuvai ce projet de réponse (N° LIY). Puis, pour éviter tout malentendu, j'écrivis à M. le Secrétaire une lettre, où j'exposais toute ma pensée CN° LV). Samedi, une députation de ces élèves arrivait à Montréal pour tâcher d'obtenir une réponse plus favorable. La Faculté assemblée voulut bien me consulter, et elle demeura inflexible dans sa première détermination (N° LVI).

Les deux délégués me rencontrèrent, tout à fait polis, convenables, bien élevés. Je leur conseillai fortement de s'arranger avec leurs professeurs, et de continuer leurs cours là où ils les avaient commencés.

J'aurais voulu que Mgr Paquet m'entendit parler des avantages qu'offre Québec ; cette fois, il aurait été content de moi. Je ne doute pas qu'on ne finisse par le devenir. Tout le monde à la fin comprendra que notre conduite est dictée par la nécessité, par les besoins de la province de Montréal, et le bien général du pays. u En attendant le beau temps, comme dit la chanson, vivons contents, vivons contents." L'œuvre de Dieu se fait, l'avenir s'assied, l'Université catholique s'enracine aux pieds du Mont Royal ; et je demeure avec une considération toujours croissante,

Monseigneur, Le très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Ptre,

A Monsieur X., Monsieur,

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