QU^SITUM
LE VICE-RECTEUR DE L'UNIVERSITÉ LAVAL A MONT- RÉAL DOIT-IL PRÉSENTER UN RAPPORT ANNUEL AU CONSEIL SUPÉRIEUR DE L'UNIVERSITÉ ?
1° A. la fin de son " rapport au Conseil Supérieur pour l'année 1889-90," Mgr Paquet disait :
11 Ne serait-il pas mieux qu'à l'avenir un rapport il spécial soit fait au Conseil Supérieure par le " Vice-Eecteur à Montréal % Il sera bien difficile au u Eecteur de l'Université à Québec de connaître " exactement ce qui se fera à Montréal et de pou- " voir renseigner sûrement le Conseil Supérieur."
Le Conseil Supérieur a-t-il pris, dans le temps, sur ce sujet une résolution ? Je l'ignore ; dans tous les cas, rien ne m'a été notifié.
2° Au mois de septembre 1891, ayant été admis devant le Conseil Supérieur pour une affaire tout autre, je crus m'apercevoir que les vénérables membres de ce Conseil étaient désireux d'avoir des renseignements sur le siège montréalais de l'Université, et je me fis un plaisir de leur faire de vive voix le rapport le plus complet et le plus détaillé qu'il me fut possible.
Cependant, à ma connaissance, aucune résolution formelle n'a été prise sur le sujet d'un rapport annuel ; aucune ne m'a été communiquée, depuis, officiellement.
3° Dernièrement, un des plus anciens membres de l'Episcopat nie faisait remarquer qu'il importait d'avoir avant l'automne, sur ce point, une décision définitive ; et il me conseilla de soumettre la chose à Sa Grandeur Mgr l'Archevêque de Montréal.
Je le fais aujourd'hui, comme Nosseigneurs les Evêques des provinces ecclésiastiques de Québec, de Montréal, et d'Ottawa, tous membres du susdit Conseil Supérieur, doivent se réunir sous peu dans la capitale provinciale, afin que, si Sa Grandeur Mgr l'Archevêque de Montréal le juge à propos, Elle puisse poser la question devant ses illustrissimes collègues dans l'Episcopat.
Satisfait d'avance de la décision à laquelle s 'arrê< teront Nosseigneurs les Archevêques et Evêques des provinces susnommées, je demeure, avec le respect le plus profond,
De Leurs Grandeurs, Le très humble et très dévoué serviteur,
J. B. PEOULX, Ptre.