‹ Question universitaire de Montréal (volume 4)Chapitre 48 sur 65 · V. E. U. L. Mt · texte numérisé non relu

V. E. U. L. Mt

Dans les sept numéros suivants, j'ai l'occasion de faire connaître quelle est mon idée surtout sur :

1° L'à-propos qu'il y aurait de s'assurer si réellement l'induit qui accorde cinq centins à l'Université à Québec sur chaque honoraire de messe envoyé à l'étranger, a été étendu pour quinze ans sur les messes provenant de la province de Montréal ;

2° L'opportunité qu'il pourrait y avoir de communiquer à tous les illustrissimes membres du Conseil Supérieur de l'Université ma Réplique à la lettre de Mgr Paquet, datée du 28 février 1891 ;

3° Sur l'utilité qu'il y a de passer à qui de droit mes Mémoires imprimés;

4° Sur la position que Mgr le Recteur a cru devoir prendre vis-à-vis le Vice-Recteur de Montréal, dans ces derniers temps.

Montréal, 12 mai 1891. Sa Grandeur Mgr Ed. Chs Fabre,

Archevêque de Montréal.

Monseigneur,

J'ai l'honneur d'envoyer, comme on m'en a exprimé le désir, ces remarques sur la lettre de Mgr Paquet à Son Eminence le Cardinal Taschereau et aux Archevêques et Evêqnes qui composent le Conseil Supérieur de l'Université, en date du 28 février dernier (remarques écrites déjà depuis assez longtemps) à Nosseigneurs les Archevêque et Evêques de la province ecclésiastique de Montréal, et à eux seulement. Je ne les passerai aux autres vénérables membres du Conseil Supérieur de l'Université Laval que si les dits Seigneurs Evêques le désirent.

Votre Grandeur voudra bien remarquer que je n'ai pas répondu un seul mot à cet avancé de Mgr Paquet, deux fois répété : " Le Saint-Siège a donné à l'Archevêque de Québec l'assurance que l'induit actuel serait continué pendant quinze ans."

S'agit-il, tout simplement, de ces promesses dont il est parlé dans une lettre de Son Eminence le Cardinal Taschereau aux Archevêques et Evêques des provinces de Québec et de Montréal, en date du 13 septembre 1889 ? S'agit-il d'une assurance nouvelle ? Je l'ignore. Comme les conditions des choses sont grandement changées depuis le 5 mai, et même le 13 septembre 1889, avant que le temps ne vienne

donner à des espérances hautement affichées une espèce de prescription, il y a peut-être là une question à éclaircir.

Croyez au respect et à la haute considération avec lesquels je demeure,

De Votre Grandeur, Monseigneur, Le très humble et très obéissant serviteur,

Sherbrooke, 16 mai 1891.

Rvd J. B. Proulx, V. R. U. L. M.

Monsieur le Vice-Recteur,

J'ai reçu et lu avec intérêt les remarques écrites déjà depuis assez longtemps, sur la lettre de Mgr B. Paquet à Son Eminence le Cardinal Taschereau et aux Archevêques et Evêques qui composent le Conseil Supérieur de l'Université Laval.

Est-il opportun de faire connaître ces remarques à tous les membres du Conseil Supérieur de TUniversité ? Je le crois, car comme vous le dites, u il ne doit pas y avoir plus de mal à se défendre qu'à attaquer."

J'ai reçu aussi quelques brochures intitulées : " La consécration de l'Eglise de St. Lin," et je vous prie d'agréer mes remercîments pour cet agréable souvenir.

Veuillez agréer, M. le Chanoine, l'expression de mes dévoués et affectueux sentiments.

t ANTOINE, Ev. de Sherbrooke.

XOIX

Montréal, 19 mai 1891.

Son Eininence le Cardinal Simeoni,

Préfet de la 8. 0. de la Propagande.

Eminentissime Seigneur,

Votre Eminence sera heureuse, sans doute, d'apprendre que, depuis deux mois environ, depuis que sont arrivées de Rome ces lettres bienfaisantes, il règne dans les hautes sphères universitaires un calme plat.

Pour tout dire, cependant, il y a bien dans un certain coin de l'horizon, que Votre Eminence connaît, un petit point noir ; mais comme l'orage ne menace que moi personnellement, il m'est facile de me maintenir et d'attendre dans le silence le plus profond.

Nous ne saurions être trop reconnaissants envers Notre Très Saint Père le Pape, envers Votre Eminence, envers la Sacrée Congrégation de la Propagande, de ce que, toutes ensembles, ces vénérables autorités ont fondé notre paix, d'abord en octroyant sa part de liberté, sous le haut contrôle de l'Episcopat, au siège montréalais de l'Université par la constitution JAM DITDUM ; ensuite, en empêchant que cette constitution ne devienne lettre morte par des interprétations trop restreintes, et en protégeant au contraire le développement des conséquences légitimes et naturelles qui en découlent.

Lorsque, au commencement d'avril, m'a été communiquée la lettre de Votre Eminence en date du 16 mars, je venais justement de faire imprimer,

dans une même brochure, tous les mémoires que je lui ai envoyés depuis les premiers jours de cette année, 1891, avec quelques autres documents ; même, j'en avais déjà adressé un exemplaire à chacun des Eminentissimes cardinaux qui appartiennent à la Sacrée Congrégation de la Propagande et qui demeurent à Borne. Ces volumes devaient prendre la poste le lendemain matin : de suite j'arrêtai cet envoi par respect pour le désir du Saint Père.

Cependant, depuis, plusieurs personnes, à l'opinion desquelles j'attache un très grand poids, m'ont fait remarquer, qu'il conviendrait peut-être que ces mémoires imprimés fussent entre les mains de la Sacrée Congrégation; et que, sans faire aucun bruit dans le pays, tenir Eome au courant de ce qui intéresse à un si haut degré l'Université, n'est pas manquer au silence.

C'est pourquoi j'envoie à Votre Eminence ces mémoires, en toute simplicité. Toutefois, comme j'ignore si Notre Saint Père le Pape préférerait que les Eminents Cardinaux de la Congrégation n'en eussent pas connaissance pour le moment, je les adresse tous à l'Illustrissime Secrétaire de la Propagande, qui pourra les tenir secrets ou les distribuer à qui de droit selon que Votre Eminence le jugera à propos.

J'adresse en même temps à Votre Eminence, reliés en chagrin, deux volumes : 1° Rapport sur ma ge>tion universitaire 5 2° Ma justification : et je lui demande de vouloir bien les accepter comme un faible hommage de mon respect et de mon dévoûment.

Egalement, je me permets d'envoyer à Votre Eminence les deux même volumes, et en sus kt la collée-

tion complète de mes " mémoires présentés à Rome," la priant de les déposer, avec l'expression de ma vénération la pins profonde et de ma piété la plus filiale, aux pieds de Notre Très Saint Père le Pape, si elle juge que la chose puisse se faire convenablement.

Votre Eminence voudra bien remarquer qu'en tête de "Ma justification," se trouve une petite pièce de poésie, LES ARMES DE LÉON XIII, laquelle j'ai composée il y a déjà plusieurs années, lorsque j'étais professeur de théologie au séminaire de Ste Thérèse.

Tous les Evêques de la province de Montréal m'ont fait l'honneur et le plaisir de se réunir chez moi pour la consécration de mon Eglise. Veuille Votre Eminence recevoir gracieusement le récit de cette petite fête de paroisse.

Je termine en exprimant à Votre Eminence de nouveau mes remercîments pour toutes les marques de bonté qu'Elle n'a cessé de me témoigner, me souscrivant avec le respect le plus profond, De Votre Eminence,

Eminentissime Seigneur, Le très humble et très dévoué serviteur, J. B. PROULX, Ptre,

Montréal, 19 mai 1891.

Sa Grandeur Mgr Jacobini, Evêque de Tyr,

Secrétaire de la 8. G. de la Propagande,

Illustrissime Seigneur,

J'ai l'honneur d'envoyer sous ce pli à Votre

Grandeur la copie d'une lettre que j'écris à Son Eminence le Cardinal Préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande.

Votre Grandeur y verra que je lui adresse environ deux douzaines de brochures pour les Eminentissimes Cardinaux qui appartiennent à la Congrégation de la Propagande et qui habitent la Ville Eternelle, si toutefois ce n'est pas aller contre l'intention du Saint-Père, de faire cette distribution.

J'ai voulu épargner, autant que possible, à Votre Grandeur le trouble de les ré-adresser. En déchirant la première enveloppe, Elle en trouvera une seconde, sur laquelle se lit l'adresse du destinataire. Il Lui restera en mains un certain nombre de ces brochures, pour les remettre à ceux des membres de la Sacrée Congrégation que j'aurais pu oublier.

Je demande pardon à Votre Grandeur pour le nouveau trouble que je lui cause, et la remercie de tout cœur pour le nouveau service qu'elle me rend.

Le télégraphe m'a donné la fièvre, en annonçant au Canada que Votre Grandeur était nommée à la nonciature de Lisbonne. La chose peut être avantageuse pour Votre Grandeur : dans ce cas-là, j'aimerais à m'en réjouir ; mais je ne vous cache pas que, à mon point de vue égoïste, je le regrette immensément.

Croyez que je demeure avec le respect le plus profond,

De Votre Grandeur,

Monseigneur,

Le très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PEOULX, Ptre,

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