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HONORÉ MERCIER

Très Révérend M. MARÉCHAL,

Administrateur du D. de Montréal.

Sa Grandeur Mgr RACINE,

Évêque de Sherbrooke.

Sa Grandeur Mgr MOREAU,

Évêque de St- Hyacinthe.

ex

X. B. — J'attire votre attention. Monseigneur, d'une manière toute spéciale, sur les deux lettres suivantes, par lesquelles je termine ce Lapport.

St-Lin des Laurentides, 31 décembre 1890.

Ha Grandeur Monseigneur A. Racine,

Évêque de Sherbrooke, Monseigneur,

Je dois commencer par vous remercier des bonnes

paroles que vous m'avez écrites dans votre dernière

lettre. Vos félicitations sont trop bienveillantes,

Je le sais ; mais n'importe, elles m'ont fait du bien

au cœur, et elles nie consolent de maints petite ennuis, qui, à vrai dire, ne m'ennuient guère. Permettez-moi d'ajouter que, si j'ai réussi, après Dieu, après Rome, je le dois aux Évêques delaProvince de Montréal.

Vous trouverez sous ce pli : 1° La copie d'une lettre à Son Éminence le Cardinal Simeoni, dans laquelle j'ai la prétention, avec certaine réserve, de donner à chacun la part de mérite qu'il a eu dans la réussite de notre projet d'union ; pour ceux qui auraient pu avoir du démérite, je me contente d<> les taire ;

2° La copie d'une lettre confidentielle à Sa Grau deur Mgr Jacobini, dans laquelle j'ajoute quelques détails que je n'aurais pas aimé exposer dans uoe lettre officielle ;

3° La copie d'une lettre de résignation que j'ai remise, à mon retour de Rome, à Sa Grandeur Monseigneur l'Archevêque de Montréal, et qu'il n'a pas voulu accepter dans le temps ;

4° Une nouvelle lettre de résignation, que je vous prie de vouloir bien, cette fois, accepter. Croyez que je suis sincère, et que je ne cherche en cela que le bien de l'Université, et non un repos, après lequel pourtant je soupire fort. Je ne veux pas vous embarrasser; et, si Monseigneur Fabre est X>our revenir bientôt, j'attendrai, pour me démettre, volontiers son retour, afin que vous puissiez délibérer ensemble sur le choix de mon successeur.

S'il m'était permis d'indiquer un nom, entre plu sieurs, je désignerais un vénérable prêtre bien connu de tout le pays, que l'opinion publique a déjà mis en avant, versé dans les matières d'éducation, assez âgé, habitué aux affaires d'argent, d'un

caractère à la fois conciliant et ferme. Je n'ai pas besoin d'en dire davantage, dans votre esprit vous l'avez déjà nommé. J'ai dû faire la lutte, lui fermerait le temple de Janus et établirait le règne de la paix parfaite.

Que je sois alors Vice-Recteur, ou que je ne le sois pas, je n'oublierai point que les trois évêques de la Province de Montréal m'ont promis chez Madame Fabre, le 13 octobre 1889, d'assister tous trois à la consécration de mon église, qui est complètement terminée, et qui brille comme un clou jaune. Oh l que je vais trouver cela bon, de redevenir curé comme un autre !

Au seuil d'une nouvelle année, permettez-moi. Monseigneur, de vous offrir mes souhaits de bonheur, de santé et de longue vie. Ad multos annos ï pour le bien de votre diocèse, pour la prospérité de l'Eglise du Canada, et pour le plus grand avantage de ce pauvre Vice-Recteur à Montréal. Croyez que je demeure avec une haute considération, De Votre Grandeur,

Monseigneur, Le très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Ptre,

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