‹ Question universitaire de MontréalChapitre 9 sur 60 · L. D. MARÉCHAL. Y. G · texte numérisé non relu

L. D. MARÉCHAL. Y. G

Montréal, 25 octobre 1890.

Sa Grandeur Mgr Racine,

Evêque de Sherbrooke.

Monseigneur,

Le Comte de Paris a dérangé la députation qui devait m 'accompagner à Sherbrooke. C'est peutêtre un mal pour un bien. M. l'adniistrateur est d'avis que si vous pouviez venir à Montréal en même temps que Mgr l'Evêque de St-Hyacinthe, ce serait bien préférable pour s'entendre à propos du bill d'union, d'une manière unanime, sur des détails d'interprétation et sur une rédaction défifitive .

Il vous a télégraphié, proposant mardi pour être le jour de cette réunion. Et afin de pouvoir rencontrer Vos Grandeurs le soir du 28, si Elles viennent à Montréal, lui-même descendra de Kingston, où il va assister au sacre de Mgr McDonald, sans arrêter en passant à Alexandria.

En attendant le plaisir et l'honneur de La rencontrer, croyez que je demeure avec une haute considération.

ï>e Votre Grandeur,

Monseigneur, Le très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PKOULX, Ptre.

St-Lin, 26 octobre 1890.

M. le Dr Hingston,

Président, E. M.

Monsieur le Président,

J'ai l'honneur de vous envoyer sous ce pli la copie des documents que les membres des deux comités ont acceptés et signés, jeudi dernier au " St. Lawrence Hall."

J'ai cru inutile de faire copier le numéro 4, le projet de Bill, comme vous en avez l'original entre les mains.

En réponse à une question que vous m'avez posée, je n'hésite pas à dire que tout naturellement la nouvelle faculté, une fois qu'elle sera composée par l'union des deux Écoles de Médecine, aura sa part, au même titre qu'aujourd'hui la Faculté de Médecine, des biens que possèdent l'Université, ou qui pourraient lui survenir.

Quant aux diplômes, j'ai à vous répéter que cette chose telle que vous me l'avez présentée n'est pas de ma juridiction. Les Évêques la jugerontelle de la leur ! Je l'ignore. Tout ce que je sais, c'est qu'ils sont disposés à étendre la bienveillance jusqu'au limite du possible.

Nos Seigneurs les Évêques de Sherbrooke et de St-Hyacinthe doivent venir à Montréal, mardi soir. Auront-ils le loisir de nous rencontrer ce jour-là, ou notre entrevue sera-t-elle remise au lendemain % aussitôt que j'aurai sur ce sujet des données cer-

taines, je m'empresserai de vous les faire parvenir.

Nous voici arrivés au moment psychologique, j'espère que tous nous serons equal to the circumstance.

Quoi qu'il arrive, je demeurerai toujours avec la plus grande considération,

Monsieur le Président,

Votre très dévoué serviteur,

J. B. PBOULX, Ptre,

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