I). — Que dît la Tliéosopliîe sur le Mal
el sur sou Orîg:ine ?
R. — Il n’y a qu’un absolu, c’est rÉTRP] suprême.
Le bien absolu n’existe donc pas plus^ en luimême, ([ue le mal absolu.
Ce qui existe c’est l’émanation de l’Absolu et la rentrée dans l’Absolu, c’est-à-dire l’évolution et l’involution, ou réciproquement. Et le processus continu, régulier, de chacune de ces phases est ce qui, pour l’homme, représente le mieux le Bien, — comme le contraire est le Mal . Gela revient à dire que ce sont les deux contraires (1) immanents à toute manifestation.
(1) Voir la Réincarnation, par le Dr Pascal, sur la Nécessité des Contraires, p. 6.
(S8 i.UJIiSTlONNAIHIC TlIKOSOlMM^iUK KLKMKNTAIRK
Eu t'ait, le bien est tout ce qui s'ajoute à l’ordre normal, et le mal ce qui y déroge.
La question de l’origine du Mal se transforme ainsi en celle de la possibilité de transgresser l'ordre, ce à quoi répond le fait du libre arbitre mesuré, du cbamp limité dans lequel la manifestation s’elîectue. L’origine du Mal se confond rloncHAec celle de la Manifestation.
En somme, le mal n’est que relatif ; c'est un instrument d’évolution, car, par ses conséquences, il marque les écarts et sert à redresser le cbemin que l’on fait. Le Mal disparaîtra par re.x.tinction de l’ignorance, par l’avènement de la « Connaissance ». C’est ce que tend à réaliser la dilfusion de la Théosopbie.