‹ Questions actuellesChapitre 11 sur 37 · PREFACE XXV · texte numérisé non relu

PREFACE XXV

s'est pas proposé le même objet que saint François d'Assise, ni sainte Chantai le même but que sainte Thérèse. Et puisque je nomme ici des saintes et des saints, nous n'avons besoin que de feuilleter une Année liturgique^ ou, à plus forte raison, les Acta sanctoruni, pour y apprendre en combien de manières un saint peut différer d'un saint, une sainte d'une autre sainte, et pour y reconnaître une preuve nouvelle de cette ce Liberté »...

Il ne me reste plus, en prenant congé, qu'à m'excuser d'avoir écrit cette Préface, dont je sais fort bien que les raisonnements ne donneront pas à un recueil d'articles l'unité d'un livre, et qui, sans doute, comme toutes les préfaces, a le tort, en précisant les intentions de l'auteur, de sembler avouer qu'elles ne se dégageraient pas clairement de la lecture de son livre. Et^ en effet, c'est l'ordinaire objet des préfaces. Elles expriment plus clairement ce que nous craignons de n'avoir pas dit avec une clarté suffisante. On nous accordera d'ailleurs que, si l'observation est vraie d'une manière générale,

elle Test surtout en des sujets comme ceux que nous avons essayé de traiter dans ces études. Gomme il n'en est pas où la précision soit plus difficile à atteindre, il n'en est pas non plus sur lesquels, après s'être (( expliqué », il soit plus naturel de Touloir s' « expliquer » encore, et plus à fond. Mais comme il n'en est pas où l'équivoque soit plus facile ni plus fréquente, il n'en est pas non plus où l'explication soit plus nécessaire. C'est ce qu'on a lâché de faire dans cette Préface comme dans ces Etudes elles-mêmes : dissiper le plus que l'on pourrait d'équivoques, et s'exprimer le plus clairement qu'on en serait capable sur des questions infiniment complexes.

1er novembre 1906.

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