Dictionnaire des Antiquités de Saglio, article Alphabet
Tanis, c'est-à-dire à ces conquérants d'origine sémitique quipossédaient l'Egypte au temps de Joseph. Il émet, il est vrai, la supposition gratuite que les Israélites n'auraient reçu l'écriture que plus tard, enPalestine, par l'intermédiaire des habitants d'Héhron qu'il suppose, d'après un passage de la Genèse, être de même race que les Hyksos. Mais il a soin d'ajoutercettephrase significative : « A moins qu'on ne veuille supposer qu'ils ont pris l'écriture directement à Tanis (séjour des Pharaons de l'Exode), hypothèse qu'on ne peut assurément repousser comme impossible 1. »
Cet aveu remarquable n'empêcherapasM. Renan d'affirmer ailleurs d'une manière absolue quel' écriture n'a été inventée que plusieurs centaines d'années après Moïse, afin de pouvoir ajouter que les siècles sans écriture ne transmettent que des fables 2. Mais il n'en est pas à une contradiction de plus ou de moins. Reuss est moins affîrmatif que M. Renan. Il admet que l'écriture existait, mais il demande si l'on s'en est servi. Il n'est pas question, dit-il, qu'on ait enseigné la lecture à tous les Israélites ni même aux lévites. Nous avouons que l'enseignement primaire obligatoire n'existait pas au temps de Moïse, mais cela prouve-t-il que l'écriture n'était pas en usage? Les siècles qui ont suivi