P. 429 et suiv. — M. Hahn a placé à la suite de san
II serait long et peut-être inutile de rapporter ici tous les griefs généraux que M. Hahn articule contre notre système d'instruction secondaire. Il ne lui reconnaît presque aucune efficacité pour la culture de l'esprit national, et il pense d'ailleurs qu'une telle éducation est, par ses conditions mêmes, le privilège des classes aisées ou même des riches. Cela serait peu regrettable, si cette culture était, comme il le suppose, exclusivement dirigée vers le baccalauréat ou le concours général. Ces deux institutions, la dernière surtout, sont jugées très-défavorablement1. Le concours général est, aux yeux dé notre auteur, la source des défauts les plus graves de notre enseignement, qui sont le pastiche, la routine, la « spécialité », soit chez les élèves, soit chez le professeur 2. Quant au régime intérieur des établissements, M. Hahn trouve les heures de travail trop multipliées, et s'élève avec force contre le système de récompenses et de punitions généralement adopté. Il voudrait supprimer du même coup les pensums et les récompenses honorifiques; mais il n'a garde
une esquisse de l'histoire des controverses sur la liberté de l'enseignement. Il penche, en général, vers le parti le moins favorable à l'Université.