‹ Questions contemporaines (volume 3)Chapitre 68 sur 71 · Contra lilt. PetiL, H, n · texte numérisé non relu

Contra lilt. PetiL, H, n

munes dans la juridiction épiscopale^ Saint Hilaire de Poitiei*s et saint Jérôme ne se montrent guère moins rigoureux. Saint Grégoire pape ne cesse d'inviter les gouverneurs et les exarques à battre et exiler les hérétiques*. Saint Léon fit de même, et, ayant découvert des manichéens à Rome, les remit au bras séculier ^ La pratique universelle de l'Église, en un mot, prouve qu'elle a cru posséder un tel droit; et, en effet, le concile dé Constance, dans une des sessions tenues de tous pour œcuméniques, a condamné cette proposition de Jean Hus, que la puissance ecclér siastique n'a pas le pouvoir de recourir à la puissance séculière pour appuyer ses censures*. Que peut répondre à cela le théologien orthodoxe? Peut-il dire encore que l'inquisition est un abus, une institution politique? Si l'inquisition a été la pratique universelle de TÉglise, le théologien n'est-il pas forcé de reconnaître que l'Église avait les droits que suppose une telle pratique, et d'avouer que, si

1. « Tantorum scelerum confessionem... virgarum verberibus erui- Bti. Qui modus correctionis amagistris artium liberalium, et al» ipsis parentibus, et sœpe etiam in judiciis solet ab episcopis adhiberi. i» (S. Aug., Epist. 159 [aliis 133].) '

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