‹ Questions contemporainesChapitre 10 sur 77 · PRÉFACE. ' &T · texte numérisé non relu

PRÉFACE. ' &T

gène fuira à un pôle, Thydrogëne à l'autre. Le catholicisme ne peut désormais avoir d'hérésies; mais U n'en est que plus exposé aux schismes. La centrali* sation du catholicisme est deyenue telle, qu'un schisme s'opérant du vivant d'un pape est chose impossible. L'angoisse des consciences séparées seradt trop grande. Mais que le vrai pape devienne douteux, que les consciences de part et d'autre aient des raisons pour croire à des papes différents, et on se précipitera dans la séparation en parfaite sûreté de conscience. Le conclave est ainsi une porte ouverte à tous les hasards ; la grande faiblesse de la papauté est là. Un pape assis sur la chaire de ssdnt Pierre (tout apocryphe qu'elle est) peut défier les attaques; mais dans les interrègnes rien n'est impossible. On a vu un conclave nommer pape le complaisant du roi qui venait de souffleter la papauté; on a vu le pape ainsi nommé (Clément V) biffer sur les registres du Vatican les actes du pape inflexible et souffleté (Boniface VIII).

* Deux des articles reproduits en ce volume apparitennent aux premiers essais que j'imprimai dans la Liberté de penser ^ et que je ne renie pas, Men

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