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non le véritable honneur, lecjuel considère la valeur interne et morale des actions en ellçs-mèmes*.»
L'injustice et la partialité de ce tableau ne doivent pas nous empêcher de reconnaître ce qu'il y a de. vrai dans les principes théoriques de M« Hahn. Ses erreurs out leur cause dans l'incurable prévention qu'il a conçue contre le caractère français. A l'en croire, l'instruction publique sera nulle parmi nous, tant que nous n'aurons pas adopté la science que l'Allemagne appelle pédagogique. Les Allemands se montrent en général très-fiers de cette science '. Au fond pourtant, il n'y a guère sous ce rapport, entre eux et nous, qu'une seule différence : c'est que nous ne réunissons pas sous un* nom commun et technique les excellents écrits que nous possédons sur l'éducation, depuis le Traité des études de RoUin. Il est vrai que, l'enseignement de nos écoles étant assujetti, dans ses moindres détails, à une autorité supérieure, cette science a dû se traduire chez nous en ordonnances et en règlements ; les nombreux arrêtés émanés du ministère de l'instruction publique composent notre vraie a pédagogique » .On peut dire, si l'on veut, que le problème de l'instruction publique a été posé chez nous dans des conditions où il est insoluble. On
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tte daurait dire qu'il nV pas été Agité avec atdte et persévérance. .
L'ottvrage de M. fiahn était achevé et presque entièrement imprimé avant la fin du mois de février 18&S. Dans une seconde préface, datée d'avril, il exprime sa pensée sur les changements qu'il suppose devoir s'accomplir dans l'enseignement» Mais ne nous flattons pas de le trouver ici plus indulgent. C'est par les dé&uts qu'il a Je plus vivement critiqués, par le prindipe d'égalité et de centralisation, par la discipline extérieure, par le mécanioaie sans fime qu'il trouve l'Université en harmonie avec le nouveau régime, et qu'il veut bien lui accorder quelque chance tie vie^. Évidemment M^ Hahn, tandis qu'il a vécu parmi nous, a été sous l'empire d'une smtipadiie très-vive contre notre esprit, et il n'a pas voulu nous comprendre. Il tombe presque dans la niaiserie, è force de répéter que l'on ne connaît en France d'autre mobile que l'intérêt. Hélas ! l'égoTsme est de tous les temps et de tous les pays. Il y a dans cette façon de déclamer contre des maux très-réels une sorte d'illusion d'optique fort dangereuse en histoire. Le siècle présent n'apparaît qu'à travers un nuage de poussière soulevé par le tumulte de la vie réelle ;