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DU LlBÉRALimB CLÉBICAL. 455
rÉglise n'uae pas maintenant de ce droU« c'est une grâce qu'elle nous fait?
k la liberté de penser correspond le droit d*expti* mer librement sa pensée, soit par la parole* soit par la presse. Il est curieux de voir comment TÉglise a respecté cette liberté, la plus nécessaire de toutes* parce que seule elle sulBt pour conquérir et conserver les autres. On se rappelle que, dans une circonstance récente^, un peuple renaissant à la vie politique fit la demande au plus libéral des pontifes de ce premier besoin des nations modernes, et qu'il loi fut répondu par un décret du concile de Latran *• La réponse était péremptoire. Une foule d'actes de rÉglise romaine, de nombreuses bulles papales, des institutions revêtues de la sanction de l'Église universelle sont la négation du droit de libre émission des idées. Qu'on lise, par exemple, les règlements faits par l'ordre du concile de Trente sur V Index. Il est impossible d'imaginer un plan mieux combiné pour étouffer la liberté de la pensée. Ce ne sont pas