‹ Questions d'aujourd'hui et de demain (volume 3)Chapitre 10 sur 38 · L ÉTAT-ANARCHIE DE PROUDHON · texte numérisé non relu

L ÉTAT-ANARCHIE DE PROUDHON

culteurs, une classe de commerçants, une classe de marins, une classe de savants, et toutes ces classes forcées d'avoir une représentation spéciale qui réponde à régoïsme de chacune d'elles.

Dans la société de l'avenir, nous voyons des citoyens travaillant par Tapplication de facultés diverses, par l'exercice de fonctions différentes, à l'œuvre fraternelle de leur commun bonheur.

Il règle d'avance les conditions de la guerre.

Nous tendons à l'harmonie.

Comme ces vainqueurs de Thermidor qu'il admire, il prêche, non plus au point de vue du territoire, mais, ce qui est bien autrement grave, au point de vue des fonctions.... le fédéralisme.

Gomme ce Robespierre qu'il insulte, nous sommes pour l'unité.

Qu'après cela, le citoyen Proudhon se vante d'être Thomme de l'anarchie, il en a certes le droit, en ce sens que le POUVOIR, tel qu'il l'entend, serait, effectivement, un POUVOIR désordonné et qui porterait la guerre dans son propre sein. Mais que le citoyen Proudhon ne se pose pas en destructeur de l'État ; car, ce qu'il propose, c'est toujours l'État, seulement l'État avec l'antagonisme des forces, avec l'hostilité reconnue et réglée des intérêts, l'État avec le fédéralisme, l'État sans la solidarité, sans la fraternité, sans l'unité.

Convenons-en : c'était bien la peine, pour en venir là, de provoquer^ d'insulter, de calomnier, de faire

Page 1