LE JORY AUX COLONIKS
ont posé cette question embarrassante : « M. La- « reînty suppose-t-il que ce soit le jury qui mettra « dorénavant Faction publique en mouvement, et quïl € ira chercher des innocents sur leurs terres pour les « traduire à sa barre et se donner le plaisir de les « condamner ?» La loi du jury ne favorise aucune classe, et elle les protège toutes. Il importe à la bonne administration de la justice qu'au lieu d'assesseurs prononçant tout à la fois sur la culpabilité et sur Tapplication de la peine, il y ait aux colonies, comme en France, des jurés prononçant sur la culpabilité seule et laissant l'application de la peine aux magistrats. Cette loi du jury aurait, en outre, l'avantage de faciliter la fusion des classes, que le caractère exceptionnel de la législation est si propre à retarder.
Je regrette de ne pouvoir donner , faute d'espace, une idée plus complète du livre de mes honorables collègues et amis. Il exercera, je Pespère, une influence décisive sur la décision parlementaire à intervenir. La lecture en est aussi attachante qu'instructive. Le style en est clair, élégant et sobre. Rien n'y est donné à la déclamation. La compétence des auteurs s'y manifeste à chaque ligne. Sous leur plume, la raison trouve sans effort ce qu'il lui faut pour convaincre, et la justice ce qu'il lui faut pour s'imposer.
Elle s'imposera.
Lorsqu'il fut question de rendre à la race noire la possession d'elle-même, les planteurs avaient un sen-
âÔè LE JURY AUX COLONIES
timent si vif de Taversion que resclavage avait dû inspirer à ses victimes pour tout ce qui est travail» qu'ils s'écrièrent en chœur : C'en est fait des colonies le jour où elles seront données à la liberté. Eh bien, révénementa démenti cette noire prophétie. L'histoire des colonies ne se résume plus dans le fait d'un vaisseau arrivant aux îles chargé de nègres et dans celui d'un vaisseau retournant en France chargé de sucre. Et cependant, les nègres n'ont pas, comme on nous le prédisait, jeté au loin leurs serpes ; les ailes des moulins ne se sont pas arrêtées ; les lisières des plantations, chemins, sentiers, ne se sont pas effacés sous les couches touffues des halliers ; la vie d'un principe n'a pas été la mort des colonies.
Ce qui est mort, c'est ce que les législateurs de l'esclavage eurent l'audace de proclamer impérissable. Que reste-t-il de ce Code noir auquel Louis XIV déclara qu'il apposait son scel^ afin que ce fut chose sta* ble à toujours f Bt de la monarchie de Louis XIV elle^o même, que reste-t-il ?
Prononcé le 12 aTiil 1874 an Banquet de famille de la loge des Amis bienfaisants.
L'idée qn'éveille tout d'abord la vue de ce banquet, où les maris ont amené leurs femmes, où les enfants
sont venus s'asseoir à côté de leurs mëres^ c'est ridée
de la famille, dans ce qu'elle a de plus charmant et de
plus doux.
Association primordiale, unité élémentaire de toute nation, on pourrait presque dire que la famille est antérieure à l'individu même .
Indestructible, il faut bien qu'elle le soit, puisqu'on ne détruit pas la nature. Il n'y aurait vraiment pas autre chose à répondre à ceux qui affectent de trembler pour le maintien de la famille.
Et toutefois, — comment le nier ? — la fkmille aujourd'hui n'est pas sans subir les atteintes ^u milieu
3C4 LA rjLXULï
Koal qui Taireloppe, De quelles tngédies domestiqoes DOS amnlet jadidAÎ?» De Doas ont-elles pas, de lûn en loin, tirré ie Sëcret ? Qne de fois des procès pleins de scandaïe De dgos ont-ils pas montré, en dédiinnt le TQîle qui oonTre la rie prirée, lamseanx prises aTee le despotisme, et le litooojqgal sooillé par Ilnfldélitè, mfime par le menitre ! yaTons-noos jamais Ta des firères se disputant» à quelques pas d*ane fœse récemment ooTerte, des lambeaax de lliéritage paternel; des mères renonçant anx joies de la maternité et en méconnaissant lesdercûrs, (ante de se croire en état d'en supporter les charges ; des pères GTrant leurs enfants, sous l'aiguillon de la pauvreté, à des labeurs accablants ; de pauTres petits êtres arrachés à la Tie de famille pour être enterrés dans des manu- Êctures, pour être transformés en suppléments de salaire, pour devenir valets d'une machine, et cela, hélas ! à un âge où Tenfance a tant besoin de vivre au grand air, de s ébattre au soleil et d'apprendre & aimer la vie ?
Mais les fidts douloureux qui assombrissent lliis« toire de la famille ne tiennent pas à son essence; ils tiennent à ce que la ikmille et le régime social dans lequel elle est comme plongée reposent sur des principes opposés.
Dans la famille, en effet, le principe qui domine est celui-ci : qui peut le plus doit le plus. Dans la famille, la part attribuée aux membres qui la composent n'a
pour mesure ni leur force, ni leur savoir, ni leur intelligence. Le père, qui porte presque tout le fardeau de l'association domestique^ y retranche volontiers de ses jouissances pour ajouter au bien-être de Tenfant qui, débile, infirme ou malade, n*a rien, n'aura peutêtre jamais rien à donner en échange de ce qu'il reçoit. Et n'arrive-t-il pas bien souvent, chose admirable et touchante, que c'est précisément pour celui-là que sont les préférences de la mère?
Je sais que ce caractère des relations domestiques s'explique par un sentiment naturel d'affection qui ne saurait former le fond des relations sociales. Mais entre les secondes et les premières il n'y a pas, aujourd'hui, dissemblance seulement, il y a opposition. Chacun pour soi : telle est, en dehors de la famille, la maxime dominante.
Or, pour que la lutte des forces et la mêlée universelle des intérêts résultant de Tapplication de cette maxime fissent place au système^ généralisé, de l'association ; pour qu'à ce genre d'émulation qui répond à ridée de guerre succédât ce genre d'émulation qui répond à l'idée de concours, il ne serait pas même nécessaire que les hommes conformassent leur conduite à ce précepte: Aimez-vous les uns les autres; il suffirait qu'ils arrivassent à comprendre qu'ils sont plus intéressés à unir leurs efforts qu'à se faire l'un à l'autre une guerre sans trêve ni merci. A cet égard, la lumière commence à briller ; elle éclairera de \^V\^ <s^
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pins la route où nous cheminons. Mais, en attendant, l'on peut dire qu'entre le caractère constitutif de la famille et le caractère constitutif du milieu où elle se trouve placée^ le désaccord est complet.
D'un côté, l'association des intérêts, la convergence des volontés, la faiblesse reconnue créancière de la force; de l'autre, l'antagonisme, l'insolidarité, et, sons mille aspects divers, la consécration du droit du plus fort.
Comment^ dès lors, la famille ne souffrirait-elle pas de Tinâuence du milieu qui Tenveloppe?
Oui, si le Code semble traiter le mariage comme un établissement d'une espèce particulière dont le mari est gérant ;
Si le mariage est, pour certaines gens, un marché, une spéculation, et, selon la grammaire du Code, une des différentes manières dont s'^ acquiert la propriété;
Si l'on en est venu à dire ^ langage bien étrange mais caractéristique — : « Monsieur un tel a épousé dioOf quinze^ vingt mille livres de rente.. .j et des espé* rancesj » les espérances signifiant, dans ce cas, la mort, prévue, des parents;
Si dans le monde des pauvres, il se rencontre de malheureuses mères réduites à gémir de leur fécondité;
Si des pères que la misère tient à la gorge préfèrent, pour leurs enfants, à l'école où pii les instruirait» Vatelier où on le^ paye, mais oA un travail prématuré
risque de rainer & jamais leur santé, de flétrir lenr âme, d^éteindre leur intelligence ;
Tout cela dénonce Tinâuence que le régime social actuel exerce sur les conditions de la vie de famille.
Savez-Yous quels sont les deux grands ennemis de la famille? Je les dénonce, et je vais les nommer; ce sont : la cupidité, en haut, et, en bas, la misère.
On ne saurait mieux défendre ta famille, qu'en les combattant; mais pour les combattre avec efficacité» que faut-il ? Il faut se placer, dans l'étude des réformes à accomplir, au point de vue de cette religion de la fraternité humaine dont c'est l'honneur de la Franc-Maçonnerie de professer et de chercher à répandre le culte.
Car ce qui importe dans les conventions symboliques qui lient ses adeptes et dans les épreuves qu'on leur donne à traverser, c'est le but philosophique en vue duquel ces conventions et ces épreuves ont été établies. La Franc-Maçonnerie n'aurait pas enrôlé tant d'intelligences sérieuses, tant de cœurs passionnés pour le progrès ; elle n'aurait pas attiré dans ses loges tant d'acteurs fameux du grand drame de la Révolution française, depuis GARAT jusqu'à LA- FA YETTB, depuis BAILLY jusqu'à PÉTION, depuis CHAMFORT jusqu'à RABAUD SAINT-ETIENNE, depuis les LAMETH jusqu'à CAMILLE DESMOU- LINS, depuis CONDORCBT jusqu'à DANTON, si elle n'avait eu pour objet que de séduire let^ vm^vcï^^'c^^
en goût de cérémonies mystiques ou d'allégories et de fournir un aliment à Tamour du merveilleux. Non, non : honorer le travail ; effacer, en ce qu'ils ont d'injuste, les privilèges de là couleur, de la naissance et du rang ; pousser au triomphe de la tolérance et à l'extirpation des haines nationales; en un mot, gagner les hommes au culte de la lEraternitë humaine ; voilà ce que la Franc-Maçonnerie avait à faire dans le monde.
Et voilà pourquoi il lui a plu d'appeler à elle des citoyens de tous les pays; voilà pourquoi dans ses Loges, temples ouverts à la pratique d'une vie supérieure, elle a admis riches et pauvres^ nobles et plébéiens : tous se reconnaissent égaux, tous se donnent le nom de Frères.
Aussi n'est-il pas une de ses fêtes qui ne soit bien véritablement, comme celle-ci, une f^te de famille. Je vous propose de boire : A LA FAMILLE.
sous SBS TROIS FORMES
Publié le 30 ayril 1874.
La France serait la risée du monde, si elle était pour quelque chose dans le spectacle qui se donne en haut lieu.
Mais ce qu'elle pense elle-même de ce spectacle^ de la distribution des rôles et des acteurs, le monde le sait.
Il sait aussi pourquoi la France se borne à regarder, et attend.
Cela nous sauve du reproche d'être un peuple d'enfants ou de fous .
Gomment ! parce que quelques hommes, qui ont absolument besoin d'avoir un maître, veulent en imposer un à la France, qui a cent vingt-sept fois, depuis le 8 février 1871, déclaré n'en pas vouloir ; parce que*, sur
le choix de ce maître, ces hommes ne s'entendent pas ; parce que» sans même savoir quand et de quelle manière ils pourront jamais s'entendre, ils tiennent à gagner du temps, il faut que toute une nation ajourne indéfiniment la notification de sa volonté souveraine, et que le suffrage universel soit comme s'il n'était paSj et qu'il n'y ait de lendemain assuré pour per-sonne, et que le commerce agonise, et que le travail manque aux meurt-de-&im, et qu'en attendant mieux, Tintelligence d'un grand peuple s'épuise à deviner le sens de tel ou tel mot, à chercher la signification de telle ou telle énigme proposée sous forme de vote, à déchiffrer des rébus ?
Ce serait à en rire, si ce n'était pas & en pleurer. Les monarchistes eussent-ils un roi sous la main, cela ne les autoriserait certes pas à nous l'infliger, avant d'avoir demandé au pays ce qu'il en pense. Mais la bouffonnerie suprême, c'est de prétendre nous faire les sujets d'un monarque introuvable, les serviteurs d'un maître impossible.
II faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. Eh bien, non; les régulateurs officiels de nos destinées ont décidé que la porte qu'ils ne peuvent pas ouvrir resterait fermée, et que cette même porte, qu'ils ne veulent pas fermer, resterait ouverte.
Cette prodigieuse absurdité constitue la situation.
Comment se dénouera-t-elle ?
Ce qui est certain, c'est qu'il ne sera donné ni aux
ÎA ttONARCfilE âll
bonapartistes, ni aux légitimistes, ni aux orléanistes de façonner la France à leur gré.
Un bloc de marbre était si beau Qa*un statuaire en fit Templette; Qu*en fera, dit-il, mon ciseau?
Sera-t-il Dieu, table, ou cuvette?
Mais, outre qu'il y a ici trois statuaires pour un seul bloc de marbre, le bloc de marbre est un peuple, et un peuple qui sait ce que valent les trois statuaires dont il s'agit.
L'empire s'est assez fait connaître.
Heureuse encore la France, si le chiffre de sept mil-* liards ajouté au capital de sa dette disait tout ce que lui a coûté rhonneur d'appartenir à quelqu'un ! Mais notre sol envahi, nos armées prisonnières en masse ou écrasées^ nos campagnes dévastées, nos villes pillées, nos villages en feu, des Bavarois dansant, à Paris, sur la place de la Concorde, à la face des Parisiens frémissants... Je n'achève pas. Il est des humiliations, des déchirements, des désespoirs qu'on ne rappelle pas sans que la plume tombe des mains. Par ses résultats comme par son origine, le 2 décembre s'est montré digne du 18 brumaire.
Quant à la monarchie cléricale, elle ne nous a pas laissé ignorer, sous la Restauration, à quel prix on jouissait de ses bienfaits. La loi du sacrilège ne fut qu'une page de son histoire, mais elle en est la page caractéristique. Si la liberté de conscience pouvait
périr, si la superstition pouvait devenir la loi , si la raison pouvait être mise à la raison, si la voix de rintelligence humaine pouvait être dominée par le fameux cri : a Abétissez-vous »| qui sait jusqu'où la France serait descendue? Il Oallut une révolution pour l'arracher h la mort de l'esprit.
Ce fut aussi à une révolution que nous conduisit la monarchie constitutionnelle, et cela, ne l'oublions pas, après une longue succession de conflits désordonnés, après une guerre de tous les jours déclarée aux journaux indépendants, après mainte émeute étouffée dans le sang, après une incessante lutte parlementaire née des efforts du monarque, tantôt pour tourner les obstacles mis à l'exercice de son pouvoir personnel, tantôt pour les briser. Car il est dans la nature des monarchies que le chef de TÈtat soit un despote ou travaille à le devenir. La théorie du « cochon à l'engrais » — expression impériale — demande, pour être applicable et appliquée, des conditions tellement exceptionnelles qu'il n'y a rien à en conclure. Grâce à ce que Victoria est une reine unique dans son genre, la royauté, en Angleterre, est aigourd'hui une somme de quelques millions mangée par une femme, et pas beaucoup plus: c'est vrai; mais qu'on remonte aux règnes précédents. Que de désordres, et quels effroyables désordres sous la domination des quatre Georges ! Que de combats livrés par la prérogative royale pour le compte de la prérogative
royale ! Que de tentatives pour intimider le parlement ou le corrompre ! Que de coups portés à la liberté d'écrire et à toutes les libertés I Que de complots terminés par la pendaison I Qu'on remonte encore plus haut. Est-ce que Thistoire des troubles monarchiques de TAngleterre diffère de celle de nos troubles monarchiques? Est-ce que l'Angleterre n*a pas été la première à décapiter un roi, la première à proscrire une race de rois? Est-ce qu'elle n'a pas eu son 21 janvier, sa maison de Bourbon dans la famille des Stuarts> sa restauration de Louis XVIII dans la restauration de Charles II?
Pour que la monarchie^ vue à l'œuvre sous ses trois formes, parût acceptable à la France, il faudrait que la France eût perdu le sens et la mémoire. Mais que certains hommes l'appellent de tous leurs vœux et, quoique divisés sur le point de savoir laquelle est pré* férable, se réunissent contre ce qui n'est aucune des trois, cela s'explique de reste.
La monarchie, en effet, qu'elle se nomme bonapartisme, légitimisme ou orléanisme« est un privilège» le plus énorme de tous : celui qui consiste à commander aux hommes, par cela seul qu'on s'est « donné la peine de naître. »
Or, un tel privilège ne saurait se maintenir sans appui, n en nécessite d'autres qui lui servent de base. Qui dit un roi dit une cour, des courtisans et, au-des- SOU", une plèbe.
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Cela est si vra j,que Napoléon I", tout parvenu et tout Napoléon qu'il était, ne se crut pas en état de Tivre sans une noblesse. A lui aussi il fallut des ducs, des comtes^ des marquis, des chambellans, des valets titrés, et, en outre, des victoires héréditaires.
Et Louis-Philippe, roi bourgeois sll en fut jamais, put-il se passer de ce nécessaire attirail de la royauté? Non. Seulement, à une aristocratie de naissance il sgouta une aristocratie de fortune. Il y eut, pendant son règne^ au-dessous des nobles, les censitaires. Un privilège fut greffé sur un autre privilège. Le peuple ne compta point.
Il compte, sous la République : d'abord, parce qu*elle est le gouvernement du suffrage universel, et ensuite parce que la participation de tous au pouvoir électoral implique la participation de tous aux avan^ tages résultant de l'état de société et des progrès de la civilisation.
Voilà ce que comprennent fort bien les partisans de la monarchie, soit qu'ils la veuillent sous la forme de Tempire, ou sous celle de la légitimité de droit divin, ou sous celle du constitutionnalisme.
Et voilà ce qu'ils redoutent, les uns par dévouement & un faux principe et sans arrière-pensée d'égoïsme, les autres par un calcul ou un instinct de Tambition.
Tous ils sentent que Tabsence d^un trône est Tabsence des privilèges qui se groupent autour d'un trône.
LA MONARCHIB 315
Mais ce qni fait la force delà Répnbliqne, c'est précisément sa glorieuse incompatibilité avec l'existence des avantages qui n'ont leur raison d*être, ni dans an service rendu au pays, ni dans un mérite reconnu, ni dans un travail utile. Ce qui rend le triomphe de la République inévitable, c'est qu'il mène à l'équitable rémunération des travaux du paysan, de rouvrier, de l'homme de lettres, de Tartiste, dû penseur.
Que peut contre ce grand intérêt de la justice TaU liance de ceux que leurs préjugés aveuglent avec ceux que leurs appétits égarent ? Pendant qu'ils perdent en petites intrigues le temps qu'ils s'imaginent gagner « l'idée républicaine poursuit son invincible éours. Pendant qu'ils ont le visage tourné vers l'occident, c'est à l'orient, comme toujours, que le soleil se lève.
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