DE LA PAIRIE EN FRANCE
Publié en 1839
Transportons-nous un moment par la pensée à Tépoque où Louis XV hâtait par ses turpitudes Tagonie des vieilles royautés, et passons en revue l'aristocratie qui entourait alors le trône.
Voici un maréchal de France, roué, caduc et haletant, vieilli dans les triomphes d'un libertinage vaniteux. Il haïssait mortellement son fils, le duc de Fronsac; cependant, ayant appris que le duc avait eu recours, pour vaincre la résistance d'une fille de boucher, à une tentative de meurtre, à un incendie et à ^û viol, il s'écria : « C'est la seule bonne action que Dion fils ait faite dans sa vie, la seule où il ait montré du cœur. »
Voici un des plus hauts personnages du royaume,
âme vile et si méchante que le cardinal de Fleury disait, en parlant de lui : « Après une morsure du duc, ce que je redoute le plus au monde, c'est la morsure d'un chien enragé. »
Voici le second gentilhomme de la Chambre. Sa stupidité était devenue proverbiale, et tout le monde sait que, Louis XV lui ayant un jour demandé ce qu'on faisait des vieilles lunes, il répondit gravement : « J[e rignore, Sire, n'en ayant jamais vu ; mais si Votre Majesté le désire, j'interrogerai là-dessus M. de Cassini. »
Voici la sœur du premier ministre, noble et puissante dame qui ne put jamais se consoler d'avoir été forcée de céder à la maltresse d'un apprenti cuisinier rhonneur de régenter les débauches du monarque. Lorsque Louis XV sortait de quelque ignoble festin, la tête troublée et le sang embrasé, la belle duchesse avait soin de se trouver sur son passage, spéculant ainsi , pour s'emparer un moment de la couche royale, sur les ardeurs et les excitations de l'orgie.
Voici la marquise qui demandait deux cent mille livres à madame Dubarry pour la présenter et lui servir de marraine, lorsqu'il prit fantaisie à celle-ci de donner à sa prostitution quelque chose d'officiel et de régulier.
Voici le pieux ministre qui allait offrir a d'augustes courtisanes l'absolution dévote des Jésuites , à condition qu'elles emploieraient, en fa veur de cette
sainte compagnie, le crédit que donnaient sur l'esprit du roi les entraînements du plaisir.
Voici... voici... Mais toute l'histoire de ce temps n'est qu'un tissu de bassesses et d'horreurs. Violence, méchanceté, sottise, libertinage, vénalité, hypocrisie, voilà de quoi se composent, en France, les annales de l'aristocratie à son déclin, aristocratie, du reste, qui, en d'autres temps, avait brillé d'un vif éclat et déployé de grandes vertus I
Il ne faut donc pas s'étonner si elle est morte : elle était pourrie. Et cependant, on se tromperait étrangement si on ne cherchait les causes de la dissolution de la noblesse en France que dans la corruption de ses derniers représentants.
La noblesse a péri chez nous parce qu'il y avait dans son institution même un vice particulier, profond, irrémédiable.
Ce qui fait la force ou la faiblesse de toute aristocratie, c'est le caractère plus ou moins prononcé dlmmntabilité dont elle est revêtue ; et ce caractère dépend de la manière dont est réglée la transmission de la propriété. Que, dans un pays, la terre se perpétue par les aînés dans les mêmes familles, invariablelûent, sans division ni altération, vous aurez dans ce pays une aristocratie robuste.
C'est ainsi qu'en Angleterre l'aristocratie s'est toujours appuyée sur les droits de primogéniture et de
substitution, droits regardés comme inviolables, et dont on avait soin de ne jamais s'écarter.
Il n'en a pas été de même en France , même avant la révolution de 1789. Le régime des substitutions y existait bien en droit , mais non pas en fait. Pourquoi? Par cette raison toute simple que le génie aventureux et cosmopolite de la nation française s'y opposait. La vie de tous ces grands seigneurs était si active, si inquiète, si voyageuse l II y avait chez eux un si impatient désir de sortir de leurs castels et de leurs terres ! Tantôt c'était un tournoi qui les appelait, tantôt une expédition contre l'Anglais, ou encore quelque pèlerinage à entreprendre, casque en tête et bannière déployée. Il va sans dire que cette existence, tout extérieure, entraînait d'énormes dépenses : il fallait avoir de beaux chevaux et de riches armures, donner des fêtes, traiter magnifiquement les dames, se ruiner enfin. De retour dans leurs foyers, tous ces preux se trouvaient criblés de dettes. De là des contestations qui se terminaient presque toujours par des aliénations de terres. Investis par la couronne du droit de réformer les sentences seigneuriales, les parlements étaient fort disposés à donner gain de cause aux vassaux contre les seigneurs, à cause de la haine que la noblesse de robe, qui appartenait à la race des Gaulois, portait à la noblesse d'épée, qui appartenait à la race des Franks. D'un autre côté, la monarchie se prêtait volontiers à ce démembre-
ment des terres nobles, parce qu'il devait amener l'affaiblissement d'une noblesse qui lui faisait ombrage. De sorte que tout se réunissait pour saper en France les fondements du régime de primogéniture et de substitution.
Aussi la révolution de 1789 trouva-t-elle ce régime presque entièrement détruit. Les substitutions ne protégeaient guère plus, à cette époque, que les terres du clergé et des corporations. Ce fut donc sur celles-ci seulement que porta tout l'effort de la Révolution.
Quelques personnes s'imaginent que l'aristocratie en France a succombé sous le coup d'une législation révolutionnaire. Et, partant de là, elles s'en vont disant : « Pourquoi, ce qu'un article de loi a pu tuer, un article de loi ne pourrait-il pas le faire revivre ? » C'est pour faire justice de cette erreur et du raisonnement qui en est la suite que nous avons remonté le cours de l'histoire. Oui, l'aristocratie française est morte, et j'insiste sur ce point de vue, parce que son existence territoriale était incompatible avec le génie cosmopolite et guerrier de la nation.
L'hérédité de la pairie se trouve donc condamnée, non point par la théorie, mais, ce qui est bien plus grave, par les faits. Car, je le demande, qu'est-ce qu'un corps aristocratique là où non^eulement il n'y a pas d'aristocratie , mais où l'histoire a rendu toute aristocratie impossible ?
Lorsque Napoléon créait des majorats, lorsqu'il
appelait autour du berceau du roi de Rome des Choiseul et des Montmorency, Napoléon tentait contre la force%des choses une lutte insensée. Tout rude lutteur qu'il était, il y a perdu son temps et son génie^ }\ y a perdu sa couronne... Il y a perdu son honneur.
Charles X pouvait -il faire ce que Napoléon avait essayé vainement ? La révolution de Juillet est venue, et un cri parti de tous les points de la France a renversé cette hérédité de la pairie, un moment rétablie par la Restauration.
Voyons ce qui a dû en résulter.
qu'est-ce que la pairie?
Qu'est-ce que la pairie en France? Déjà en 1830, ses ennemis la jugeaient si difficile à définir, qu'ils cherchaient vainement un nom pour l'insulter.
La pairie alors était pourtant héréditaire ; elle avait les dehors d'une existence indépendante; des actes d'éclat témoignèrent quelquefois de son originalité politique, et, en la trouvant associée aux préjugés et aux rancunes de la royauté, on put croire qu'elle avait apporté dans cette triste alliance une spontanéité* qui en couvrît en partie la honte.
Si tout cela ne put sauver la pairie de la Restauration d'un discrédit complet, que dire de la^ pairie
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d'aujourd'hui ? Ses membres, c'est le roi qui les nomme. Se montre-t-elle un instant indocile ? Des pairs nouveaux, introduits brusquement dans son sein, viennent altérer sa majorité à peine éclose.
• Voilà pour son indépendance. Parlerons -nous de son homogénéité ? Quel étrange pêle-mêle I Voici des bourgeois assis sur le banc où s'éteignent les derniers représentants d'une noblesse caduque ; voici des célébrités roturières confondues avec les débris du militarisme impérial. Tous les régimes ont laissé là des preuves vivantes de leur passage ; toutes les révolutions y sont, non pas même étagées, mais amalgamées. C'est un quelque chose qui ne répond à aucun sentiment déterminé, à aucune passion générale, à aucun instinct, disons plus : à aucun préjugé ; un quelque chose qui n'a point de physionomie parce qu'il en a mille, qui ne se rapporte à aucun souvenir parce qu'il résulte de toutes les variations de l'histoire, qui n'aurait aucun nom si tous les mots exprimaient des idées.
Et voilà ce qui devait représenter, dans la combinaison des pouvoirs modernes, cette vieille aristocratie française, réduite, après avoir perdu avec ses armoiries répée dont elle se servait pour les défendre, à l'humiliation de mêler son sang appauvri au sang plus
jeune des bourgeois, si longtemps méprisés par elle! Soyons justes, qu'on assiste à une séance de la
Chambre des pairs : à part la couleur politique des
décisions, on sera frappé de la manière grave dont s'y discutent les affaires publiques.^Les questions n'y sont pas mieux résolues, mais elles y sont plus savamment traitées qu'à ia Chambre des députés ; le langage des orateurs y est, sinon plus brillant, du moins plus substantiel. D*où vient donc que les discussions de la pairie n'éveillent que de faibles échos dans la presse, et ne font qu'effleurer l'attention du public, qui oublie également de siffler et d'applaudir ?
C'est que l'ascendant d'une Assemblée ne se tire point de la valeur personnelle de ses membres, mais de la nature des intérêts que son existence protège. A-t-on oublié le Sénat de Bonaparte ? Philosophes profonds, poètes gracieux, publicistes distingués, généraux vieillis dans l'habitude des victoires, que lui manquait-il? Ce qui lui manquait?... Ahl j'ai honte pour mon, pays de rappeler ce que cette Assemblée a fait et ce qu'elle a été. Napoléon l'avilit deux fois : par sa fortune, qui la rendit servile, et par ses revers, qui la rendirent ingrate. Mais, le maître à terre, elle se trouva si faible qu'elle ne sut pas même prendre l'initiative de son ingratitude. Elle se livra au premier intrigant venu, qui la mania, la remania, et flt d'elle une sorte de machine à trahisons.
Qu'on ne demande donc point de quels hommes la pairie actuelle se compose. Il importe peu. Je me trompe : le mérite personnel d'un grand nombre de
pairs est ce qui accuse le plus énergiquement l'existence de la pairie.
Faites-en, qu'on nous passe le mot, la pompe aspirante de toutes les notabilités plébéiennes ou bourgeoises; qu'elle soit là pour absorber les hommes d'Etat et les orateurs que la Chambre des députés aura mis au jour : vous aurez fourni à la royauté un moyen sûr de se délivrer de ses plus redoutables ennemis en les prenant au piège de leur vanité. Le comte de Strafford se trouva bien dans Thomas Wentworth I
Et, à ne considérer que les conséquences administratives de cette absorption, qu'imaginer de plus funeste?
La Chambre des députés, quoi qu'on fasse, aura toujours plus d'importance que la Chambre des pairs, parce qu'elle puise dans les agitations électorales plus de force et de chaleur, parce qu'il existe en dehors d'elle-même une classe qui la soutient, la contrôle, l'anime de son contact, la pousse en avant, et la sollicite à une vie active par la crainte aussi bien que par l'espérance, par l'éloge aussi bien que par le blâme.
Nous arriverions donc à ce bizarre et fâcheux résultat que tout le gros des affaires serait d'un côté, ^ûdis que les hommes capables de bien conduire les affaires seraient de l'autre I
Dans l'inévitable combat du principe électif et du principe héréditaire, \<x pairie n'est pas même bonne
à servir de plastron à la royauté. Elle a été usée de tant de façons diverses I Comme si ce n'était pas assez pour la perdre des viées de sa constitution politique, les ministres ont voulu la montrer dans tout le sombre éclat de sa puissance judiciaire, et ils n'ont pas vu, les imprudents, que c'était la proposer comme point de mire aux haines de tous les partis ! Ajoutons qu'ellemême s'est laissé pousser avec une rare témérité audevant de cette triste besogne, oui, triste besogne I Car l'asservissement de la justice à la politique rend injuste... même la condamnation des coupables. Aux Etats-Unis, on a placé à côté du pouvoir politique un pouvoir judiciaire investi du droit de détruire partiellement les lois générales qui lui paraîtraient dictées par la passion. Ainsi, loin d'être asservie à la politique, la justice est organisée en Amérique de manière à lui servir de ccmtre-poids. Il n'y a pas confusion ici, et il y a contrôle. Mais partout où cette confusion existe, que deviennent les garanties du citoyen ? Si c'est le pouvoir qui juge quand c'est le pouvoir qui accuse, être accusé suffira donc pour être coupable. Mais les formalités judiciaires ne seront plus alors qu'un odieux mélange d'hypocrisie et d'insolence. Voilez la statue de la Justice : l'état social a disparu pour faire place à l'état de guerre. Les révolutions expliquent ces procédés violents; dans une situation normale, ils sont monstrueux.
Mais il est des délits d'une telle gravité !... Ce n'est là
qu'un sanglant sophisme. Le 15 août 1800, Georges III se trouvait au théâtre de Drury-Lane. Un citoyen, nommé Hathfield, dont la folie fut plus tard reconnue, déchargea sur la loge du roi, sans atteindre personne, un pistolet contenant deux balles. La défense de Hathfield ayant été confiée à lord Erskine , l'avocat commença par se féliciter, au nom de son client, de ce qu'en Angleterre la loi couvrait plus spécialement de son bouclier les citoyens accusés des crimes les plus dangereux. Quoi de plus raisonnable ? Plus l'acte déclaré coupable est funeste, plus la justice doit se mettre en garde contre l'indignation qu'il soulève et les terreurs qu'il éveille. Ne confondons pas les garanties dues à l'accusé avec la peine due au coupable * Plus la peine doit être sévère, mieux il faut que la culpabilité soit prouvée. L'humanité le Veut et l'équité le réclame.
Je ne veux pas rappeler ici des souvenirs douloureux et irritants. Mais il s'est trouvé en des corps débiles des âmes trempées au feu des plus juvéniles passions, et, pour me servir d'une énergique parole, iious avons entendu de faibles poitrines tousser d'implacables arrêts. Et à quelle époque, grand Dieu I A "Ile époque toute remplie du bruit des chutes les Pl^ éclatantes et les plus diverses ; à une époque où les scélérats de la veille ont été vingt fois les héros du lendemain, dans un siècle où la justice politique
n'a œnnu d'égal à la grandeur de ses iniquités que le scandale de ses palinodies 1
Ah ! s'il était commandé à un tribunal de se montrer indulgent et réservé, c'était surtout à celui auquel la France avait si sévèrement demandé compte des quelques gouttes de sang versées dans Tallée de TObservatoire ! Où se réfugiera donc la tolérance , si elle n'a pu trouver asile dans un temple ouvert depuis vingt ans à l'adoration de tant de cultes vainqueurs ? Où sera-t-elle comprise, cette éternelle leçon des vicissitudes politiques, si elle n'a pu l'être dans une Assemblée, ruine formée de tant de ruines ?
Ce n'est pas que, pris individuellement, tous ces hommes ne soient peut-être d'un caractère tolérant et d'une grande mansuétude de mœurs. A Dieu ne plaise que les dissentiments politiques nous rendentinjustel Aussi bien, ce n'est pas la pairie qui s'est précipitée bénévolement dans ces ardentes luttes : elle y a été poussée par des ministres aussi imprudents que coupables. Mais les Assemblées veulent être jugées dans ce qu'a de collectif l'influence qu'elles subissent. Eh bien, tel est le malheur de tous les pouvoirs sans réalité, que, ne trouvant pas d'emploi dans leur sphère, il leur arrive quelquefois d'en chercher au dehors, coûte que coûte. Combien de corps politiques ont prouvé leur importance par leurs erreurs, ne la pouvant prouver par leurs services I
Et maintenant, je le demande, quelle résistance la
pairie est-elle en état d'opposer à la tempête qui vient fondre sur elle de tous les côtés à la fois ? Avec quelle ressource repoussera-t-elle les périls dont Tenvironnent la royauté qui Tuse, la presse qui la décrie, la Chambre élective qu'elle irrite, et tous les partis qu'elle a frappés ?
Y Ort-il ion remède à Vimpuissance de la pairie ?
^impuissance de la pairie ainsi constatée, à quels remèdes avoir recours ? Nous avons déjà dit pourquoi le rétablissement de l'hérédité de la pairie était impossible. Mais, fût-il possible, quels avantages pourrait-on s'en promettre?
Et d'abord, quel rôle prétend-on assigner à la pairie? Un rôle de médiation entre la couronne et la Chambre élective? Elle pourrait le jouer, sans doute, si, comme en Angleterre, elle trouvait au sein de la société une force organisée pour lui prêter appui. Mais, isolée comme elle l'est au milieu de la nation, à quoi lui servirait son principe d'hérédité ? Comment lie voit-on pas qu'elle s'épuiserait à le défendre? Comment ne voit-on pas que, liée à la couronne par l'identité des privilèges et la communauté des périls, elle serait forcément amenée à associer ses destins à ceux de la monarchie? Placée entre une royauté héréditaire et une Assemblée élective, est-il possible qu'une Assemblée héréditaire ne donne pas la préfé-
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rence au premier pouvoir sur le secon^? Que devient dès lors ce rôle de médiation dont la première condition devrait être une haute et constante impartialité ?
En Angleterre, qu'on le remarque bien, la Chambre des lords n'est pas médiatrice eoitre la Chambre des communes et la royauté ; mais, par des raisons particulières que nous expliquerons plus bas, c'est au contraire la royauté qui est médiatrice entre la Chambre des communes et la Chambre des lords !
Pour donner à la pairie quelque force et une apparence d'originalité, on a imaginé un autre système, qui consisterait à faire dériver la pairie de la nomination royale et de l'élection populaire tout à la fois.
Mais quoi ! cela i*evient à introduire au sein de la pairie le germe de la lutte qu'on la dit destinée à prévenir.
Si les deux éléments divers dont elle serait ainsi composée sont égaux en force, ils se neutraliseront, et l'action de la pairie sera nulle.
Si c'est l'élément populaire qui l'emporte, la pairie ne sera plus qu'une succursale de la Chambre des députés.
Si l'élément monarchique est prépondérant, la pairie ne sera plus que le conseil législatif de la couronne.
Singulier système que celui qui conduirait un pouvoir à réfléchir les passions mêmes qu'on lui donne pour mission d'amortir ou d'étouffer.
De tout cela, que conclure ?
1* Que la pairie est impuissante ; 2* Que cette impuissance dérive de la logique même de l'histoire ; 3° Que cette impuissance est sans romède.