Préface des Disputationes metaphysicae
2. C'est le quatrième des cinq Indices qui accompagnent l'ouvrage.
3. Déjà Fonscca reconnaît l'infériorité du Commentaire au point de vue de la clarté et de la rapidité dans l'enseignement ; s'il s'y assujettit, c'est parce qu'il ne trouve d'autre moyen d'obliger
L E:*SEIGNEME?iT DE LA METAPHYSIQUE SCOLASTIQUE OÇ)
l'ordre général reste celui d'autrefois, cette forme nouvelle permet une allure plus didactique, où l'esprit de synthèse surtout trouve son compte * ; on va même jusqu'à démembrer saint Thomas et Scot, pour les assujettir au cadre scolaire ^. Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? ne serait-il pas bien plus synthétique encore de détacher de la métaphysique ce qui concerne les notions les plus universelles : être, existence, substance, accident, cause, et de les mettre avant la physique où ces notions trouvent leur application? Le jésuite Hurtado, dont la philosophie eut un grand et durable succès, soutient que ce déplacement s'impose 3 ; de Rhodes, un autre jésuite, en est également convaincu : « car, dit-il, la métaphysique est en toute vérité la philosophie première, non seulement de par
élèves et professeurs à garder le contact direct avec Aristole, le maître par excellence. Préface des Comm. in Met. Sylv. Maurus ninsère plus de Quaestiones dans son Commentaire, qui n'est pas un livre de cours, mais un ouvrage à consulter, à la manière de nos commentaires modernes.
1 . Il y a même des Disputationes metapliysicae sur le modèle de l'ouvrage de Suarez : telles celles de Pasqualigo : Disp. met. quitus quae ad primam philosophiam spectant accurnte exponunlur (Romae, i63i). Les Disquisitiones metaphysicae, qui portent le nom du jésuite Gabriel Vasquez, ne sont que des extraits de ses Commentaires Ihéologiques, réunis sous ce titre après sa mort.
2. Tel l'ouvrage d'Alamannus, Summa Philosophia ex variis libris D. Tliomae Aquinatis Doct. Ang. in ordinem cursus philosophici accommodala a Cosmo Alamanno, S. J., Paris, i6io.
3. Universa Philosophia a Pctro Hurtado de Mendoza, S. J. Lyon, i634- Mélaph. Disp. I, Sect. IX, p. 739. Après avoir exposé l'ordre qu'il faudrait suivre, Hurtado ajoute : « Quod si hune ordinem servavi, id feci ne praecedentium linguas in me commoverem, quia semper carpunt quae ipsi non fecere, non alla ratione nisi quia ipsi non fecere. »
son nom ou sa dignité, mais aussi de par sa nécessité ; elle contient, en effet, les principes généraux des sciences, et l'ignorance de ces principes cause, dans les autres disciplines, d'incroyables erreurs i ». Pourtant, il n'ose tenter la réforme, a de crainte que les étudiants novices ne soient épouvantés par ce changement d'ordre ^n.
Que devenait, au milieu de ces fluctuations, renseignement de la métaphysique ? Il est permis de le conjecturer d'une réflexion assez piquantede Maurus; après avoir dit que l'ordre naturel à suivre dans l'enseignement est : i° logique, 3° mathématique, 3° physique, 4° métaphysique, c'est-à-dire l'ordre péripatéticien, il ajoute : « Du moins c'est là l'ordre idéal, que les circonstances pourront faire modifier. Ainsi, comme les jeunes gens de notre époque désirent terminer rapidement leurs études, l'usage s'est introduit de voir en même temps, après la logique, physique et mathématique, en y intercalant, selon l'occurrence et la connexion des matières, les questions de métaphysique 3. » L'auteur, on le sait, était professeur au Collège romain.
1. Cursus Philosophiae. Lyon, 1G71. Proœmium. « Quia illa prima omnino est Philosophia, non solum nominc aut dignitate, sed ctiam necessitate; conlinet enim principia generalia scientiarum, cujus ignorantia incrcdibiies in aliis scientiis tradendis errores parit. » {Cursus Philosophiae. Lyon, 1671. Proœmium.)
2. «Ne. ..Tyronibus terrorem afreratimmutatioillaordinis.»(/6i(i.)
3. Hic tamcn ordo débet servari per se, per accidens enim poterit alius ordo servari. Ideo quia hac aetate Juvenes optant cito a studiis expediri, receptus est mos ut post logicam tradatur simul physica et mathematica, quaesliones vero metaphysicae logicis ac physicis admiscentur juxta opportunitatem et connexionem materiarum. » {Quaesliones philosophicae, !ib. I, q. VII: rééd. Le Mans, 1875, l. I,p. î65.
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L'ouvrage de Maurus est de 1670. En 1678 paraît, après la mort des auteurs, le volumineux Philosophiae ad mentem Scoti cursus integer des fransciscains Mastrius et Bcllutus; nulle part, peut-être, la thèse classique sur l'ordre d'enseignement de la métaphysique n'est développée avec plus d'ampleur et de solidité ; il y a déjà des contradicteurs, et l'on fait une étude spéciale des objections de Hurtado et d'Aversa. La solution est toujours demandée à la distinction entre science de première acquisition et science parfaite : dans celle-ci seule, l'ordre synthétique peut faire valoir ses droits*. A l'objection que la métaphysique est nécessaire pour l'étude du reste de la philosophie, on répond par une négation pure et simple : le physicien n'a pas plus besoin de connaître l'essence de l'unité ou de la personne, que le mathématicien de savoir si la ligne est substance ou quantité. Enfin, comment admettre que la tradition se soit trompée si longtemps sur un point de telle importance 2?
I . « Utique servando ordinem naturae ac in ordine distincte concipiendi, metaphysica caeteras omnes scienlias praecederc débet, quia nulla scientia antc metaphysicam distincte novit principia sua ot naluram sui objecti, sed tantum post metaphysicam liane dislinctam cognitioiiem assequitur; altamen servando ordinem doctrinae, qui attendi débet pencs commoditatem nostri captus et faciliorem nostrum intclligendi modum, qui regulariter a sensibus incipit, et in ordine confuse concipiendi, est posterior... » {Cursus philosoph. Metaph. Disp. I, quaest. 3, t. VI, p. i6, n. 58. Venise, 1727.)
3. « Quomodo enim per tôt saecula,.. prius tradita fuit semperphysica quam metaphysica, nisi facilius ipsa perciperetur ? et argumentum ab experientia ductum valde urget in hac materia. » ^Ibid., p. 17, n. 58.)
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Hélas ! bien débile devenait l'argument de tradition, étant donné l'endroit d'où partaient principalement les coups. Nous sommes en plein xvii* siècle, à l'époque des Galilée, des Torricelli, des Pascal, des Mersenne, des Descartes, et, en même temps qu'une nouvelle science, une nouvelle philosophie se fonde. Science nouvelle et philosophie nouvelle exercèrent une influence profonde sur la scolastique. On a parlé du (( malentendu des scolastiques et des hommes de science au xvii® siècle » et on y a vu la cause du mépris dans lequel tomba alors la philosophie des écoles catholiques 1. La thèse est certainement vraie pour une part, mais peut-être la question est-elle plus complexe. Il y eut en effet une fraction très notable de philosophes scolastiques, prêtres et religieux chargés de donner l'enseignement officiel dans les universités et les collèges, qui, dès le début, suivirent avec sympathie, avec intérêt, avec passion même, l'essor de la science nouvelle et cherchèrent à en faire bénéficier la philosophie traditionnelle. Il y a là un chapitre de l'histoire de la scolastique qui est encore à écrire. On connaît les noms et les travaux des Clavius, Schreiner, Dechasles, Grégoire de Saint-Vincent, qui illustrèrent la science catholique ; on connaît l'œuvre et les tribulations de ceux qui, comme André, quittèrent le péripatétisme pour s'attacher à Descartes ou à Malebranche ; on parle moins des Fabri, Maignan, Aversa,
1. De VVulf, op. cit., le dernier paragraphe de l'ouvrage porte ce titre.
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du Hamel..., qui eurent le double mérite d'introduire dans leur « Physique » les résultats obtenus sur le mouvement, le vide, la lumière, lacirculation du sang,ranatomie des organes sensoriels, etc. *, et d'essayer de reviser à leur lumière les principes de la métaphysique péripatéticienne. Ils parlent de Descartes avec beaucoup de sympathie et d'admiration, mais distinguent dans son (cuvre les faits indiscutables et les théories hasardées ^ ; par contre, ils sont sévères, et, à
1. Pour être écrite en latin, leur Physique n'en est pas moins tout à fait à jour; souvent môme, ils ajoutent clans leurs éditions subséquentes des appendices relatant les dernières expériences signalées au monde savant, ou faites par eux-mêmes. C'est là, on le sait, la véritable tradition péripatéticienne; Aristote avait été un naturaliste remarquable; les docteurs du moyen âge sétaicnt initiés aux mathématiques et à l'alchimie de leur temps ; la renaissance scolastique fît une large part aux sciences; en iSgg, le Ratio studiorura S. J. sent le besoin de recommander au professeur de psychologie d'éviter l'excès : a Expositis sensoriis, non digrediatur in Anatomiam et caetera quae medicorum sunt. » (Pachtler, op. cit.. p. SSy.) Ailleurs c'est un vrai luxe de figures, de planches gravées qui font connaître les derniers résultats. On le voit, en réclamant une place dans l'enseignement scolastique, les sciences, non seulement les mathématiques ou la physique, mais la chimie et la biologie font valoir un droit.
2. Ce n'est pas à dire qu'ils soient eux-mêmes toujours assez prudents. Au contraire, ils font au péripatétisme des modifications qui l'altèrent profondément, et, semble-t-il, en énervent des parties importantes. En particulier, plusieurs conçoivent la forme substantielle comme une simple résultante, une proportion, une harmonie. Us préparèrent certainement le triomphe du cartésianisme qu'ils combattaient. Leur cas estpourlantremarquable : ils ont une sérieuse initiation scolastique, vivent dans des milieux scolastiques, y sont très estimés ; il n'y eut donc pas entre les deux u mentalités » cette absence de communication qu'on pourrait croire, et il faut chercher d'autres causes à la décadence du péripatétisme. Peut-être l'évolution de l'enseignement de la métaphysique y eut-elle non seulement une part, mais une très grande part.
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juste titre, certes, pour ceux de leurs collègues qui refusent systématiquement de s'initier aux progrès de la science *.
A ces penseurs originaux, amis à la fois de la tradition et du progrès, dont ce n'est pas le lieu d'exposer la doctrine -, demandons du moins leur idée
1 . Voici ce que dit Maignan dans la préface de la philosophie naturelle, troisième partie de son Cursus : « Equidem nescio quo malo saeculorum, sic scholae physicae parum assueverint sensatis experimentis physicis et totae sint in metaphysicis praecisisque subtilitatibus, fonnalitatibus, abstractionibus, et abstractionum abstractionibus, ut non defuerit qui propositas e physicis conclusiones defendens, argucnti a contraria experientia salis facili ac trita, responderit Nego experientia m. Expedita solutio, sed viderint alii an satis solida. Vidi ipse, qui saepius rogatus a me perhumaniter, constanler tamen renuit spectare suis oculis luculentissimam [experientiam] frigoris aquam rarefacientis, et calorise contra densantis eamdem, experimentum suacjamdiu exceplae animo, necnon a se tenaciter defensae opinioni contrarium. » (Cursus, p. 127. Lyon, 1673.)
a. Voici seulement un mot de biographie sur ceux que nous rencontrerons sur notre route. Honoré Fabri, né vers 1607, dans le diocèse de Belley, entra dans la Compagnie de Jésus, professa avec grand éclat la philosophie elles mathématiques à Lyon, fut appelé à Rome pour y être théologien de la Sacrée Pénitencerie, et y mourut en 1688; il a laissé de nombreux ouvrages scientifiques, philosophiques et théologiques. Dans son Tractatus de Homine, il revendique contre Harvey la priorité de la découverte de la circulation du sang; la comparaison des dates ne justifie pas sa prétention, mais il est probable qu'il trouva ce phénomène peu après Harvey, sans avoir rien entendu de la découverte de celui-ci. — Emmanuel Maignan, ne à Toulouse en 1601. entra dans l'Ordre des Minimes et mourut en 1C76; ses succès précoces en mathématiques lui valurent une vraie célébrité. Outre son Cursus philosophiae (i65a), il composa de nombreux ouvrages de théologie, où il se montra passablement hardi; sa Dissertatio theologica de usu licito pecuniae, parue en 1768 et mise à l'Index l'année suivante, défendait, sans les précautions nécesssaires, la licéité du prêt à intérêt. Il est surtout célèbre par sa théorie des espèces
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sur l'ordre à suivre en philosophie. Voici, suivant Fabri, l'ordre le meilleur : i" géométrie et arithmétique élémentaires; 2" logique artificielle; 3° métaphysique élémentaire ou logique générale ; 4** physique; 5° le reste des mathématiques; 6" théologie naturelle ; 7° métaphysique démonstrative ; S'^ éthique. La métaphysique élémentaire ne fait que définir, diviser, expliquer les concepts les plus universels *; la métaphysique démonstrative en scrute la nature et les propriétés 2. Fabri est sévère pour les professeurs
eucharistiques, qui ne seraient qu'une action produite sur nos sens (on voit que ses tendances le rapprochaient de Descartes) ; il prétend bien montrer que la tradition n'exige pas davantage et fait preuve d'une science théologique peu commune. — Raphaël Aversa, né à Sanseveriiio, entra chez les Clercs Réguliers Mineurs, fut cinq fois supérieur général de son Ordre et mourut en 1657; théologien très estimé, il avait commencé par des travaux de philosophie ; sa Logica est de iGaS (Roma, in-lt), sa P/i(7osop/u'u parut en 1625-1627(2 in-li). — Jean-Baptiste du Hainel, né à Vire, en 1G24, fut d'abord oratorien, puis quitta cette congrégation pour accepter une cure; il mourut en 1706; mathématicien, philosophe, théologien, exégète distingué, il a laissé dans toutes ces matières d'importants travaux (les Mémoires de Trévoux, 1706, t. II, p. 618, en donnent la liste et en font grand éloge). Ce fut lui qui donna à Colbert lidée de fonder l'Académie des sciences, et il en fut le premier secrétaire (de 1666 à 1697). ^^ Philosophia velus et nova (1678) eut un grand succès en France et en Allemagne ; respectueuse de la tradition, elle accueillait avec sympa, thie les tendances nouvelles; c'est elle qu'on désigne fréquemment sous le nom de Philosophia Burgundica.
1. Ceux-ci sont au nombre de quinze : « ratio objectiva, ratio universalis, ratio entis, ratio substantiae, ratio accidentis, ratio respectus vel ordinis, ratio qualitatis, ratio causae, ratio actionis, loci, temporis, motus, quantitatis vel extensionis, oppositionis, negationis. »
2. Philosophiae tomus primus qui complectitur scienliarum methodum îex libris explicatam,p. i3. Cet essai de méthodologie, non seule-
de métaphysique ; exposant les difficultés de cette étude, il dit : « D'abord, il n'y a à peu près pas de sentier tracé : qui donc a, jusqu'à présent, démontré quoi que ce soit en métaphysique? » Et plus loin: « Le quatrième obstacle, c'est qu'en métaphysique, les philosophes ne cessent de disputer sur les définitions elles-mêmes; ils se tiennent presque toujours dans la sphère du possible; quelques-uns, dans l'enseignement de la métaphysique, ne gardent aucun ordre, en sorte que les questions de la fin viennent souvent avant celles du début ou du milieu; on multiplie les questions inutiles sur l'être de raison, la relation, les universaux ; enfin on démembre la métaphysique pour en donner une part à la logique et l'autre à la physique *. »
En i65o, Aversa, après une Logique donne unePhilosophia, Metaphysicam Physicamque complectens ; ce titre inusité est expliqué dans la préface : l'auteur a fait une innovation, il a détaché de la métaphysique, pour la mettre avant la physique, la partie générale -.
ment générale, mais spéciale, contient des vues originales ; l'idée même d'un pareil ouvrage est toute nouvelle. Ce premier volume de son cours ne fut pas publié par Fabri, mais par un de ses élèves, Pierre Mousnier (Lyon, i6i6).
1. a Primum, est invius quasi trames: quis enim hactenus in metaphysicis aliquid demonstravit? Quartum impedimentum in eo positum est quod in rébus metaphysicis de ipsis definitionibus Philosophi continuo disputent; quod de possibilibus fere semper agant; quod aliqui metaphysicam perlurbato ordine tradant, ex quo fit postrema primis et mediis aliquando praemitti; quod multae inutiles quaestiones de ente rationis, relatione, universalibus agitent ; denique quod metaphysicam quasi discerpant, eamque partira logicae, partira physicae tribuant. » {Ibid., p. 102 sqq.)
2. En voici la matière : a De Ente in communi et cura illo de omnibus eamdera communitatem participantibus, includendo
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Ailleurs, il remarque que la distinction entre physique et métaphysique est peu nette ; ceux qui veulent les traiter séparément sont obligés de faire un choix arbitraire, mettant en physique des questions que les autres renvoient avec autant de raison en métaphysique, V. g. le mouvement, les causes; et, malgré cela, ils n'évitent pas les répétitions inutiles <.
Maignan, dans son Cursus, place après la dialectique la Philosophia entis, alias Melaphysica : on la réservait autrefois, dit-il, pour la fin du cours, mais depuis que les docteurs catlioliques ont renvoyé à la théologie tout ce qui concerne Dieu et les anges, et que la métaphysique ne comprend plus que ce qui concerne l'être en général, il n'y a plus de raison de ne pas la mettre avant la physique. Sans doute, elle a été obtenue après celle-ci, abstraite d'elle, mais puisque enfin elle est trouvée, pourquoi ne pas commencer par elle? l'ordre de la recherche et l'ordre de l'enseignement sont inverses l'un de l'autre ; aller du simple au composé est plus commode, plus court, plus facile : pourquoi priver l'élève de ces avantages? Et il déclare ouvertement que sa métaphysique lui servira de clef, pour arracher à la nature ses secrets 2.
etiam principia causasque... prima insuper enlis gênera. » [Philosophia. Préface. Bologne, i65o.)