‹ Questions d'enseignement de philosophie scolastiqueChapitre 8 sur 21 · I. Loyica, Praef., p. \nsqq. Paris · texte numérisé non relu

I. Loyica, Praef., p. \nsqq. Paris

a. « Utrum vero metaphysica praecedere an subsequi debeat Philosophiam naturalem respondet D. Thomas (C. G. J, U). « Metaphysica, quae circa dlvina « versatur, inter omnes Philosophiae partes eil iiltiiita addisceiida. » Metaphysica namque est de objectis di£Bcillimis et ab omni materia remotis. Naturalis autem ordo postulat ut per concreta et sensibilia, quae sunt nobis

cien, mais qui peut-être n'avait jamais été si bien mis en valeur.

Terminons là notre enquête*. Les dernières citations montrent qu'aujourd'hui encore, on discute sur la place à faire à la métaphysique générale, qu'on ne regarde pas la question comme épuisée, que l'expérience n'a, pas plus que la théorie, imposé une solution, qu'il y a donc lieu de chercher encore, et qu'il faudrait peut-être, pour cela, remonter plus haut qu'on n'a fait. Nous avons vu combien, de par l'histoire même, la difficulté est complexe. La philosophie d'Aristote est dans son fond toute pénétrée de métaphysique, et celle-ci y réclame une place dès le début ; la répartition des traités souligne cette connexion intime ; avec le moyen âge, la renaissance scolastique tient pourtant à la distinction et, semble-t-il, aperçoit de plus en plus le danger d'une pratique contraire. Mais quand on essaie de mettre de l'ordre dans les questions, et de donner satisfaction aux esprits friands de rigueur géométrique, on est amené à réunir le vieux traité des Prédicaments, le second livre de la Physique, et les passages similaires de la Métaphysique ; il en sort une « ontologie » qui, pour venir trop tôt dans le cours de la philoso-

notiora, ad abstracta et invisibilia assurgamus. Philosophia igilur naturalis praecedere débet metaphysicam. Multae quidem notiones ontologiae praerequiruntur caeteris philosophiae partibus, quapropter ontologia a multis immédiate post Logicam ponitur ; attamen istae notiones possunt breviter indicari in ipso tractationis decursu, quin necesse sit totam scire metaphysicam; p)enior autem et profundior tractatus reservabitur in ultime loco. » (Op. cit., p. 12.)

I . Voir à l'Appendice l'importante contribution que fournit à notre thèse l'Ecole de Louvain.

l'enseignement de la métaphysique scolastique 67

phie, est formaliste et vide. La néo-scolastique du XIX* siècle y fait rentrer des questions importantes qui avaient cessé d'être étudiées, mais sans lui restituer encore une base positive, expérimentale, et surtout sans prendre le soin de préparer les esprits à cette subtile abstraction. Que faire donc .^ et quelles seraient les conditions possibles d'une restauration féconde, réalisant la devise Vetera novis augere? Il y a là, on le voit, une étude à faire, étude longue et difficile, puisqu'il faudrait déterminer, d'une façon précise, la genèse et la mutuelle dépendance des principales questions de l'ontologie.

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