EN FRANCS
^*on a, pendant des années, et les années les plus tendres, plié son esprit à des exercices inintelligents ; ce n^est pas impunément non plus qu'on a été longtemps courbé sous la lourde encyclopédie qui forme le menu bagage des candidats au baccalauréat. Nous le reconnaissons volontiers : quand on examine, article par article, cet énorme amas de connaissances, on n'en trouve pas une seule qu'il ne soit bon d'avoir, et on conçoit difficilement un système d'éducation classique où on ne l'aurait pas ; on ne s'y passe point de littérature, d'histoire, de philosophie, de sciences naturelles et exactes, au moins des éléments, auxquels il faut avouer qu'on se réduit : chacune de ces connaissances, an moment où elle est reçue, meuble et forme l'intelligence, comme un aliment nourrit et fait croître le «corps ; le tort est d'exiger que cet amas de notions accumulées pendant dix ans soient restituées d'un coup, qu'au Jieu d'être représentées en force acquise, elles soient représentées en nature ; le mal n'est pas que tout entre dans les têtes, le mal est de vouloir que tout en sorte à la fois, par une espèce de déménagement. Et après qu'elles sont sorties la plupart n'y rentreront plus.
L'histoire du baccalauréat est des plus faciles. ^ Torigine, il est simple ; c'est un certificat que les
21â^ DB L'BNSElMttMfllrr CLASSIQUE
natlxPêUèmetrlv De cd'oerdiâtatrd^étaâes- an 9'Mim de ifiire on pdfsseportv pMf * aïooéter FAneomtee»* laent' de» postalioite â MiÉbuém des aamèffaa; il' tcmW se pï^dpits et re:fiaBiieii< ftaitdik; oniTeiit J» £birHj9ëfr, on }» ernupU^e^ âeB< Abçoos les.piliusriÉis^ mettseï»; tel» oandMat^, nm moïnBittgéxàeuOfM'njf^ nmtgmt de toot et par imitr iniustrie IfaosonmoN âtigKt'â leur médleoi^té ; (f^ itne hitte^ enfane mit* nMim et' candldâfto^ oif le» loinisrtivit sk^bI inë^itaf bIemeiitYaine«9f cm les^ écoîters^ seaoonfc toigonrs plas hfifiiie» qtie }es> mallres» Vo^^êosco ^ai se passo* pour la composition Mine qai^ iiilKoduite daoïstlK baeealàtEréart^ devastt rele^r le^niveam de L'exaMeni etre^teurer les études V Le^ims dttrireiKkaYaG âisr pfii*afse» tontes ftiîtes, phrases r k> tiitoiir,à Tusage dèak sajet& pii^vus ; les- atilw»»» improviaent^ efe comme ces cbrétieits^ qtti^ préoompés da- sadtitijt bon marclié, exilent- avex^ un soin presque ëgal^ le» vertni^eti les^péobés mortels, il^onti un idértider: pllrtjttide* oorrecle et sei^e»! à: lefco^ .ftigea^ua lÉOm qtA n^a de^nom> diansr aucune IimgUB.
&iï saîl celd', et en* n^es oouMnoe* pan métmi â%dgeF autant qn'onr lë* peat le baceaiaurtetç et! on répète avec confiance un raisonnement à êmùAm âjsf S^agit^il de Gso^Fière» BttâraftreGr^ o'ert'.bienle moins €[u^O!n denne la preui^e Je cosnaisffiiiBes llt^
bien il importe qu*on ne se liyvépSBmiAtLùymMSit
atffi: seien<cefi» et- qu'itmi dimw la {nnMif«>d&'Ccninais-
sa3tic6S littérafii*ei» t Soit^ e^a^cotre f;^r«rt^il que 1»
IMTerti^' soit* prcftante, et> qaiy a-^^il- d» oomnmix
entre la littër«ttttfe^ et ce inaUietti^euic; âîi^^urs
lafln?
% Von* tient âbsoltaoent âir bUGcalâttréai; dU> moitis qti^m tâicbe de l6^ faire i^s^cmnable. Cûut la dbPniére réftpttie qpii rest^ à essâçj'ef .
lïïï troii^èmie olgét' qi» nos études pcîwsoîvent
est le succès dan» lès- coneauTB, &n sait c^BoiWen
nous sommes ritihe» en croncours et qne V^ dépaatw
ttetoeirts n'ont plus rien à envier à P&pis. Oiï tm
manqne jamaii^ d'e^!citér l'ëinulàtl^n dans- lés ba^
rangues officielles : on incite? éLèfvm et proffessetim
à soutenir Tlionneiïr ëé le«r ooB^e^, oamme^ sd o»
était de nation à nation. Réântsemi» \m cfeoses au
vrai : on ne pafrri^t^à exciterauctïne' jiaJotisiô cte'
ce genrei e* ncmi» n'avons^^ plte la naïveftë dfes? i«i-^
(âéns maîtres qai , pour créer FéinitlattOû' dan»
lenrs classe;*^, ditisaîent \%lii« éldve»^ en J^nnKain»
et^ en Gai^t&aginoiis ; âditm Iibs oma&am ta ^^(Am
u'èst'pas anonyme, eller^siperisoBnelte) per»onii«Il6
aux élèves, qni veulent étife disttngnés par- leurs
sfûccèiï, anx professenrs, (pA vecflént ëk^ disilin*
gtté» grâce àlews «fèves. Que cett& éjawilation* «art
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bonne ou mauvaise ce p'est pas une autre qui est excitée, c'est celle-là.
Elle n'est pas sans inspirer quelques craintes. En admettant que les professeurs ont assez de conscience pour ne pas négliger les élèves plus faibles, et pour ne pas s'occuper exclusivement des élèves qui donnent des espérances, en admettant que les élèves sont assez sages pour ne pas sacrifier l'ensemble des études aux facultés où ils ont des chances de réussir, toujours faut-il avouer qu'on a créé une tentation. Il est de môme à craindre que les élèves qui ne doivent pas concourir, c'est-à-dire la grande majorité de la classe, désintéressés de ces brillants tournois, ne se désintéressent aussi des études et ne veuillent jouir du bénéfice de leur obscurité. C'est encore une tentation qui était inutile. Il est à craindre enfin que, dans la préoccupation du concours, l'enseignement ne sente le combat, qu'on n'envisage que le succès, qu'on ne songe qu'à manœuvrer avec précision, à exécuter avec adresse des exercices déterminés, et qu'il n'y ait plus assez de place pour le tranquille et honnête enseignement qui fonde pour l'avenir, qui se proportionne aux forts et aux faibles avec un désir particulier de relever ceux-ci, trouve son prix en lui-même et se croit suffisamment payé s'il a formé de bons esprits et de braves cœurs. On nç nie pas le mérite