EN FRANCE
des Tainqueurs dans les concours, et on remarque, pour les suivre dans leur carrière, ceux qui prennent les premiers rangs dans toutes les facultés ; mais les amis des concours risquent de se tromper quand ils présentent ces sujets pour justifier l'institution : le concours ne fait pas <5es sujets, il les montre ; ces faciles et heureux esprits sont destinés à se produire à l'occasion de tout et malgré tout. Il est juste de réclamer pour le peuple sans nom qui ne figure pas dans les concours et qui prendra sa revanche dans le monde. Il se forme à sa manière, il attend son heure, la société va par lui, il sait agir, il sait môme écrire et parler, non pas comme l'enseigne le collège, mais comme l'enseignent l'étude, la passion et la vie.
Nous voyons avec un véritable chagrin la fureur des concours envahir l'instruction primaire :
Une pauvre servante, au moins, m'étoit restée, Qui de ce mauvais air n'étoit point infectée.
L'himible instruction primaire devait être l'enseignement des faibles ; la vertu des maîtres devait être la vertu des efforts obscurs ; à côté des leçons de grammaire et de calcul, il y fallait tout un libre enseignement, une perpétuelle leçon de choses, pour éveiller la curiosité des enfants sur les objets familiers de la nature et de l'industrie ; il y fallait
S$2 DE iJE^smmivumwe classique
WBmi Maie paq^étoelte ]^@oil^âie mesale, ceUe qui, si «elle rue >laâji«e i^m cte <trâi(îe ddius des impositions, tatîme 0110 trai^jprofondedajaâ les âmes^ «lais non, tmt'ml9L n'était pas aiss^séolatant : on a eréé i^s 'e0iicoiiiis (Cantonaux, w9Ù>Iesnomi^< de ^[ueifaes sufantB Bié^gmiqyLm instituteuri^sontpraGlamés au ontilen des diseoursofiLsial^et das .pompes aâmim$lifatt¥es ; lA aus«4, on parle de « poptarhaut et tsr- •me la di^apeati de décote »^vd'une émle de TiUaga ; J ai«ssiiiljra4es Taincos et im ^rainçueurs^, ou, m ¥Qi]B ^wules;, âe$ trios^phAteuFs^ ^et il j a 4es Téeola(s^âUies)et4esâUes qui tmomphanit ; là, le mmîtse œ^daste^ ^urageui^ et patient, qui s'e^t •^dévcmé auK àm^iem'è^ «a /daissa, et m'e&t contenté de bien faire., »oi|glt (domxm s'il n^awit rien £ait ofi iQojsme j$'il <avait mal .fyit ; là, on commence à > oalmilariee' a^^un ^tauFéafcrajjporte et Joe ^ulil^nénte çu'on se donne de peine pour le former et le disputer à sa famille ôt à ^apprentissage. Que parlé-je des concours cantonaux ! Ils ont tué les pris: de fin 4'(0tniiéa;; mais eux-^mômes Us ^eeront txyé» ^par les (ûoniM)art<d!ar9andûBfliainent jQuite^onuneiicent ; oeux- ^ei-aaront^toés par les ca&coiir«( de diépartemant (pu tviandront, en «attendant le oeuroanenent de Tédifiee^ ile ^a^nowpe généfal de la France , d*oii sera ^istteait le teupéat dâs iauréai^ le génja de Toriboignai^^ • iJe 4i0oale dlalius .naonatroiaux,, par acquit
Se confic^nœ, «aiiBilieaiBeMpnEsq[)éiBr.Il yiaivenle 'muB , 'quand j^fivaits ilUim^eur de irâvve ^s ^e ViiStor iCoufliîii, ijie me plftiguis à ilni de Vmcàs Bes eimsùBv^; ^11 me vépsndit : « Mm» a^enmm ainsi ea iSvêmtm. On^feiadt on oonoamai d/'enfinits
XL^wèBigmmetst rpviœàire mit. fait tau .mameat
«tft^ïap 'FfliiM^igiiemaiiit seeendfeam^; j'yusnrians. lie
•deraiar'VlIlHSt .qœ «e propose l'anaeignaBamt clas-
Biqii0eiri»ai»caittBia idéalâeiieiifeetiiOiifaaolaire^'LW-
niveraité.a.dittsohé impa^Hut aiadffie>de)i'boiiilie
et .nalardneiuaiiifcalte.n!û teoi^ rian demiaux 411e
rUnvrarsité. iBlie demande riaes élàvesid'esei^lQr
ja^KtcnœvaLcifiBmiBLpyBtBieUe eaœlte ^'i^mifàoriiife
que les pintiAssaurs ^ne aoit {bub faits /pour ilteMol-
giiemeiit, maifi que Iteniaignenifflit eat tmt fMr
jDBtoe des pvafeBaeiB». iMona «aaardaKons touHt (Qe
quton ¥oaiâia nir ieiméisite da£ diac(»inn»<et<de8 urtss
iBiifift : 'Usipemrenft sBXB^omxamïàBripeec àBibasms
raisons, dont la première est qu'il n'y Jûipaaud^ewif-
<cim Inntiie ; a»»!» -voû^i ila iqneflÉion. If^aslril {)as
?rai qu^on âmâsihneBit .petit aiandKiB àlâtèue» ^diw
ome c!iasfle.«^*Hp{kllqiie ii cas ^fmnàoez, iquHiii ^liis
pallt n0iidfl9e«em»BKe jyicéDfiaât^ ma-
^iU-^BB ëlèrea^eii/a le dëgeât, vit id^raipraait 'mx
fliniposeiitilidraMfiBiieDft?£anm tmn-fpâiVéfamifh
WbJÉLf a oioKvioridKiail; a&aoEe de diriUognarf c^oE^ siii
224 DE L'ENSEiaNUMEMT CLASSIQUE
y apportent un sentiment d'art et ceux qui travaillent en manœuvres, cousant des centons et de « bonnes expressions » qui dissimulent le vague et le vide absolu des idées. On se représente l'attention que la plupart des élèves. donnent à la correction publique des compositions de cet ordre. En somme, par le fait des discours et des vers latins , il y a dans une classe deux classes étrangères. Pour sacrifier ainsi Tune à l'autre, la grande à la petite, il faut être bien sûr du profit qu'on obtient et que ce profit ne peut pas être obtenu sans sacrifice. Rendre ces exercices facultatifs et les remplacer par d'autres pour les élèves qui y renoncent est une mesure utile et modérée, que M. Duruy a appliquée aux vers latins, et qui pourrait être étendue aux discours latins du moment que l'examen du baccalauréat es lettres abandonnerait cette épreuve de fraîche date, et n'aurait plus d'ailleurs l'importance qu'on lui a malheureusement donnée.
Une fois ce parti pris, on ne voit plus d'études qui ne puissent être communes à tous les élèves. Quelles sont ces études ? Celles-là même qui se font actuellement, en y introduisant quelques changements que nous essaierons de dire. L'étude des langues sera toujours le fond avec une recommandation particulière des deux langues mères du